Le gouvernement burkinabè a lancé une campagne nationale de communication entre le 10 et le 29 octobre.
Cette action publique cible les régions du Nando, du Koulsé et du Yaadga.
Son nom officiel est « Pagb Yidgr-Sooré », ce qui signifie « Entreprendre au féminin ».
Le projet vise à mobiliser 3 000 femmes réparties dans 10 communes.
Les organisateurs veulent lever les barrières sociales et économiques bloquant les projets féminins.
Des chefs coutumiers et des responsables religieux participent aux actions de sensibilisation.
Leurs interventions servent à modifier les mentalités locales dans les zones concernées.
En 2024, le Centre de formalités des entreprises a enregistré 22 829 créations d’entreprises au total.
Sur ce total national, les femmes ont fondé 4 742 structures, soit 20,8 %.
Michel Ouaba coordonne le Programme d’appui au développement sanitaire.
« Elles sont actives dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat et le commerce. Elles contribuent à la sécurité économique des ménages et renforcent la résilience de nos communautés »
Il a rappelé ces mots lors des présentations officielles des statistiques.
Il a aussi mentionné les obstacles liés aux financements et au foncier.
La crise sécuritaire aggrave la situation des activités économiques gérées par des femmes.
L’État souhaite lier ce projet aux objectifs de la Révolution progressiste et populaire.
Le projet régional SWEDD+ regroupe sept pays dont le Burkina Faso, le Bénin et le Togo.
La Gambie, la Mauritanie, le Sénégal et le Tchad font aussi partie de ce groupe.
Durant la première journée, plus de 500 femmes ont suivi des formations spécifiques.
Ces ateliers abordaient l’entrepreneuriat et les sources potentielles de financement.



