Des civils ont péri dans la région de Ménaka lors des journées des 18 et 19 octobre.
Les combattants de l’IG Sahel ont pris pour cible des localités nomades.
Ces zones sont habitées par la communauté touareg des Dawsahak.
Le nombre des victimes varie selon les sources locales disponibles.
Certains bilans évoquent des dizaines de morts parmi les hommes.
Les femmes ainsi que les jeunes enfants ont été chassés vers la ville.
Le domicile de Moussa Ag Infani a subi des destructions matérielles.
Cette offensive fait suite à une opération militaire conjointe menée plus tôt.
L’armée malienne et les milices du MSA ont conduit des raids.
La conjointe d’un chef de l’IG Sahel a été arrêtée.
Sa maison a également été détruite au cours de cette action.
L’attaque djihadiste apparaît donc comme une mesure de représailles.
L’organisation terroriste assimile tous les civils aux combattants adverses.
Cette logique punitive frappe la population sans distinction d’âge.
Le contexte général se caractérise par des tensions armées accrues.
Kidal est repassée sous le contrôle des forces nationales début octobre.
Des affrontements ont opposé l’IG Sahel au JNIM près de la frontière.
Les analystes pointent les conséquences des choix militaires récents.
La protection des habitants semble parfois négligée par le commandement.
Les milices locales ont également sous-estimé la menace persistante.


