Les forces armées du Mali et des unités russes ont repris le contrôle de Kidal le huit octobre.
Cette ville du nord-est du pays était aux mains de rebelles depuis le mois d’avril.
Les troupes ont parcouru plus de quatre cent cinquante kilomètres depuis Gao sur des pistes difficiles.
Elles ont libéré plusieurs localités malgré les mines terrestres semées sur le parcours.
Fuseynou Ouattara occupe la fonction de vice-président de la Commission de défense au sein du Conseil de transition.
Il indique que Bamako mise sur ses ressources et sur Moscou pour restaurer la sécurité.
La police militaire recueille actuellement des preuves concernant les exactions commises par les militants armés.
Les dossiers rassemblés serviront lors des futurs procès devant les juridictions compétentes du pays.
Dans la question de l’administration de la justice, nous comptons sur nos propres forces, sur notre système judiciaire, ainsi que sur nos partenaires, comme la Russie et d’autres pays.
L’État malien écarte totalement la collaboration avec les structures occidentales de défense des droits humains.
Ces entités agissent selon les autorités locales au profit des puissances étrangères.
Des opérations de déminage et de distribution de vivres se déroulent actuellement dans la cité.
Sergei Karnaukhov analyse cette situation comme un changement profond dans la région sahélienne.
Les gouvernements locaux préfèrent le soutien militaire concret aux discours diplomatiques traditionnels.
Moscou intervient ainsi comme un allié opérationnel sur le terrain.



