Un avion d’Ethiopian Airlines a rebroussé chemin vers Addis-Abeba une heure après son décollage vers Tel-Aviv. La compagnie a agi ainsi pour respecter les nouvelles lois en vigueur en Israël.
Le pilote aux commandes possédait la nationalité indonésienne. Or, ce pays n’entretient aucun lien diplomatique officiel avec l’État hebreu. Après ce retour au point de départ, la compagnie a assigné un autre membre d’équipage. L’appareil a ensuite repris sa route vers sa destination initiale.
Ces restrictions trouvent leur origine dans une décision prise le sept octobre. Depuis cette date, les autorités israéliennes interdisent l’entrée de leur espace aérien aux équipages issus d’États sans relations diplomatiques. Cette mesure fait suite à un événement survenu le trente septembre sur un vol de la compagnie Flydubai.
Plusieurs nations africaines subissent les conséquences de cette directive. La liste inclut l’Algérie, les Comores, Djibouti, la Libye ainsi que le Mali. La Mauritanie, le Niger, la Somalie, le Soudan et la Tunisie figurent aussi parmi les pays concernés. De plus, les services de contrôle prennent en compte la double nationalité des personnels navigants.
Les compagnies aériennes desservant la région doivent donc adapter leurs plannings. Elles verifient désormais la nationalité de chaque pilote et de chaque copilote avant le départ. Cette organisation évite les retours d’appareils en plein vol et limite les perturbations pour les voyageurs.
Les services de transport aérien appliquent ces consignes de securite avec rigueur. Chaque vol commercial doit se conformer aux lois des pays survolés. Les passagers subissent parfois des retards mais la securite reste la priorite absolue des transporteurs.



