Le gouvernement togolais ambitionne d’implanter cinq mille biodigesteurs sur son territoire d’ici l’horizon deux mille trente. Une délégation officielle de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre séjourne actuellement à Lomé pour évaluer les orientations stratégiques locales.
Le pays recenserait cent quarante unités opérationnelles à ce jour. La majorité de ces dispositifs a vu le jour entre deux mille vingt et deux mille vingt-trois. La région Maritime regroupe près de cinquante pour cent des structures existantes. La zone des Savanes abrite quant à elle un quart du parc actuel.
Les structures transforment les déchets organiques en biogaz et en fertilisant naturel. Les matières premières proviennent de la bouse animale, des résidus agricoles et des restes culinaires. La fermentation produit un combustible destiné à la cuisson ou à la production d’électricité. Les résidus solides font office d’engrais pour les exploitations agricoles.
Le Togo a quand même amorcé le développement de la technologie avec un programme qui, en perspective, vise 5 000 biodigesteurs
Le coût global de ce projet reste à financer selon les autorités compétentes. L’objectif national représente dix pour cent des cinquante mille installations prévues par l’organisation sous-régionale dans sa planification stratégique.
D’autres actions similaires existent déjà dans certaines localités. À Kpalimé, le projet EcoFemmes soutient cent trente femmes dans la production de biogaz et l’agriculture biologique depuis mars deux mille vingt-six. L’Organisation internationale de la Francophonie finance cette action pour un montant supérieur à cinquante-deux millions de francs CFA.
L’utilisation de ces équipements demeure restreinte malgré les ambitions affichées. Les autorités doivent mobiliser des investissements, former des techniciens qualifiés et assurer la maintenance des installations pour pérenniser la filière énergétique.


