La filière sésame togolaise fixe un cap précis pour la fin de la décennie. Les professionnels du secteur se sont réunis à Lomé le mercredi 28 octobre 2026. Ils ont officialisé la création du Conseil interprofessionnel de la filière sésame.
Cette structure doit unifier les acteurs et superviser les transactions commerciales. Anikpa-Matty Yawo dirige cette nouvelle entité officielle.
« Notre première mission, c’est de réorganiser les différents maillons de la filière, de booster la production et de mettre en place une cellule de contrôle strict des activités sur le terrain »
L’organisme souhaite limiter les pratiques commerciales défavorables aux cultivateurs. Actuellement, le pays produit environ 35 000 tonnes chaque année.
Ce volume mobilise plus de 1250 producteurs locaux. La quasi-totalité des récoltes part vers des destinations étrangères sous forme brute. La Chine, l’Inde et le Vietnam achètent ces volumes.
Cette situation réduit les possibilités de transformation sur place. Le Conseil interprofessionnel veut inverser cette tendance industrielle.
Le plan prévoit d’atteindre 100 000 tonnes annuelles d’ici l’horizon 2030. Pour réussir, l’organisation va intensifier l’accompagnement des agriculteurs. Chaque maillon de la chaîne de valeur fera l’objet d’une attention particulière.
Les autorités locales soutiennent ces efforts de structuration économique. Les retombées attendues concernent l’amélioration des revenus ruraux. Le marché international reste la cible principale des exportateurs togolais.


