L’Université de Lomé abrite les travaux d’un colloque scientifique les 29 et 30 octobre 2026. Des universitaires et des magistrats se réunissent pour débattre des juridictions africaines. Leurs discussions concernent la protection des droits humains et l’État de droit.
Le Centre de droit public pilote cet événement académique. Des spécialistes viennent de plusieurs pays d’Afrique et d’Europe. Ils analysent la jurisprudence des institutions communautaires et l’application de leurs décisions.
Le président de l’institution, Kossivi Hounaké, a prononcé le discours d’ouverture. Il a insisté sur la conciliation entre la souveraineté des nations et les règles internationales.
Dans la tradition classique du droit des gens, la souveraineté se manifeste autant dans la liberté de s’engager que dans la fidélité à la parole donnée.
Il a rappelé que posséder une Constitution ne suffit pas. Les pouvoirs publics doivent respecter les normes juridiques et protéger les droits fondamentaux.
Une décision de la Cour de justice de la CEDEAO retient particulièrement l’attention. Cet arrêt rendu fin janvier 2026 concerne le Togo. Les participants étudient les effets de cette mesure sur les révisions constitutionnelles.
Le programme scientifique aborde l’autorité des décisions nationales face aux juges communautaires. Les experts examinent les mécanismes d’exécution de ces arrêts dans les pays membres.
E. K. Joseph Junior Kodjo exerce les fonctions de directeur adjoint du Centre de droit public. Il a commenté les tensions nées des requêtes relatives aux droits fondamentaux.
Bien entendu il ne s’agira pas d’opposer la souveraineté et la protection des droits de l’homme, il s’agira plutôt de rechercher ensemble un équilibre entre ces deux exigences en veillant à ce que chaque institution exerce ses compétences dans le respect du droit et dans les limites que ce droit lui fixe. On retiendra néanmoins que la vitalité de l’état de droit ne se mesure pas à l’absence des tensions des institutions mais à la capacité du droit à les organiser, à les encadrer et à leur apporter des réponses juridiquement fondées. C’est tout l’intérêt de échanges durant ces deux jours.
L’objectif consiste à préserver les droits fondamentaux sans affaiblir l’autonomie des États. La coopération entre les juges demeure indispensable pour assurer l’intégration régionale.
Des intervenants du Bénin, du Burkina Faso et du Cameroun participent aux tables rondes. La Côte d’Ivoire, la France, le Niger, le Sénégal et le Togo sont aussi représentés.
Un rapport général sanctionnera la fin des travaux le 30 octobre. L’université espère nourrir la réflexion juridique sur les transformations constitutionnelles du continent.


