L’assemblée nationale togolaise prépare une modification des textes juridiques sur les déchets plastiques. Des parlementaires ont formulé des propositions les deux et trois octobre deux mille vingt-six à Lomé. Ces orientations doivent nourrir le travail législatif en cours.
Le gouvernement applique un décret datant de deux mille onze sur les emballages. Toutefois, cette norme montre des limites face aux nouvelles formes de pollution. Les députés veulent donc clarifier les devoirs de chaque intervenant.
Réduire les déchets à la source, améliorer leur collecte, encourager leur valorisation et accompagner les changements de pratiques
Les statistiques mondiales montrent des volumes considérables. Plus de cinq cents millions de tonnes de plastique ont été consommées en deux mille vingt-quatre. Quatre cents millions sont vite devenues des rebuts. Sans intervention, ce volume pourrait presque tripler d’ici deux mille soixante.
Au Togo, plus de deux millions de sachets finissent dans la nature chaque jour. Le recyclage reste faible malgré la volonté officielle de créer une économie circulaire.
Les participants ont dégagé trois priorités. La première cible les produits à usage unique pour une baisse progressive ou une interdiction. La deuxième introduit la responsabilité des fabricants dans le financement du traitement. La troisième combine taxes, contrôles, sanctions et filières de recyclage.
Ces orientations serviront à rédiger la future feuille de route parlementaire. Le texte final devra correspondre aux réalités locales.
Le projet Gedec Togo pourra servir de base technique. Ce programme de l’Union européenne a coûté quatre virgule deux millions d’euros. Il s’est achevé en deux mille vingt-six dans cinq communes chefs-lieux.



