L’Union monétaire ouest-africaine prépare un plan industriel destiné aux engrais phosphatés. Ce projet régional a pour objectif de transformer la ressource sur place.
La stratégie vise surtout à restreindre les achats extérieurs pour l’agriculture. Un livre blanc publié à Ouagadougou détaille les ambitions financières.
Le budget total atteint 1452,5 milliards de francs CFA. Les fonds privés doivent mobiliser 1191 milliards. Les gouvernements prévoient de verser 239,5 milliards.
Quatre pôles industriels verront le jour dans l’espace communautaire. Le territoire togolais abritera l’une de ces structures de production.
Des unités de mélange s’installeront près des zones de culture. Elles fabriqueront des produits spécifiques après des tests en laboratoire.
La Commission espère créer cinquantemille emplois chaque année. Actuellement, la consommation régionale d’engrais reste faible face aux moyennes mondiales.
Le pays exporte déjà du minerai brut. Au deuxième trimestre 2026, cette matière a rapporté 46,7 milliards de francs CFA. Ce chiffre représente 15,8 pour cent des ventes extérieures nationales selon l’INSEED.
Un partenariat conclu en 2023 avec l’Office chérifien des phosphates préparait déjà cette orientation industrielle. La réussite dépendra des apports financiers et des choix techniques.
Par ailleurs, l’État mène des transformations administratives pour attirer les investisseurs. Les autorités agissent sur la création d’entreprises et le commerce.
Les procédures de construction et de raccordement changent progressivement. La numérisation touche aussi les paiements fiscaux et les marchés publics.


