Au Burkina Faso, des chefs d’entreprise dénoncent publiquement la lenteur administrative concernant le règlement de leurs factures. Des services de l’État bloquent des dossiers complets pendant des mois. Cette situation fragilise la trésorerie des sociétés prestataires.
Les entrepreneurs multiplient les déplacements et les appels pour obtenir leur argent. Certains fournisseurs ayant déposé des pièces en 2024 doivent parfois modifier la date de leurs factures pour 2026 suite à la clôture budgétaire. Cette exigence reporte indéfiniment les paiements dus.
Ces blocages répétés entraînent des conséquences graves sur l’emploi. Des structures économiques peinent à verser les salaires de leurs employés. D’autres accumulent des dettes fiscales et sociales menaçant leur existence même.
La régularité fiscale exige pourtant des entreprises qu’elles s’acquittent de leurs impôts. Quand l’administration retarde les règlements, les fournisseurs se retrouvent incapables de payer ces mêmes taxes. Ce cercle vicieux paralyse l’activité locale.
Le contrôle des dépenses publiques reste indispensable pour l’État. Cependant, l’absence d’explication claire lors du blocage d’un dossier pénalise injustement les prestataires. Les professionnels demandent un traitement rapide des pièces comptables par les agents publics.


