Le chef du gouvernement burkinabè, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, a pris la parole concernant le départ de l’Alliance des États du Sahel hors de la juridiction pénale internationale.
Durant un entretien accordé à Sputnik Afrique lors du sommet Russie-Afrique, le dirigeant a fourni des explications détaillées.
Selon ses déclarations, cette institution judiciaire cible principalement les ressortissants du continent depuis sa création.
Il a aussi mentionné que cette même cour ignore des actes répréhensibles graves commis ailleurs sur la planète.
Nous ne voulons plus être complices de la justice sélective
Fin juin, les trois pays membres de l’alliance ont officiellement entamé la procédure pour quitter le Statut de Rome.
Cette décision fait suite à des critiques persistantes concernant la partialité perçue de l’organisation internationale.
Le dirigeant politique a tenu à clarifier la position officielle des autorités sahéliennes face aux observateurs.
Quitter le Statut de Rome ne veut pas dire renoncer à la justice
Il a ajouté que la confédération régionale possède désormais ses propres outils pour traiter les affaires judiciaires.
Les gouvernements concernés privilégient donc des solutions locales pour garantir l’équité au sein de leurs territoires respectifs.
Cette rupture marque une volonté politique affirmée de s’affranchir des structures jugées inadaptées par les capitales membres.
Les autorités sahéliennes poursuivent ainsi leur trajectoire souveraine en matière de politique internationale et de droit.

