Le nouveau format de la Coupe du Monde 2026 prévoit quarante-huit équipes. Douze groupes de quatre nations composent le premier tour. Trente-deux équipes accèdent à la phase à élimination directe. Cent quatre matchs sont programmés, soit trente-deux de plus qu’en 2022. Certains observateurs considèrent cette augmentation comme une perte d’intensité. D’autres y voient une ouverture du football mondial.
La compétition est organisée par trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Seize stades accueillent les rencontres, de Vancouver à Mexico. La phase de groupes compte soixante-douze matchs. Chaque équipe dispute au moins trois rencontres. Les deux premiers de chaque groupe se qualifient, ainsi que les huit meilleurs troisièmes. Un tour supplémentaire, le seizième de finale, apparaît. Le champion doit désormais gagner huit matchs, contre sept auparavant.
Dix sélections africaines participent à ce Mondial. Neuf places directes sont attribuées à la Confédération africaine de football. La République démocratique du Congo a obtenu la dixième place via les barrages intercontinentaux. En 2022, l’Afrique comptait cinq représentants. Ce doublement modifie les perspectives pour les équipes du continent.
Avec douze groupes, la règle des meilleurs troisièmes devient un levier concret. Une défaite initiale n’élimine plus une équipe. Le Sénégal en 2018 et le Ghana en 2022 ont montré qu’une victoire après une défaite pouvait suffire. Le format actuel renforce cette possibilité. Le Maroc, par exemple, affronte le Brésil le 13 juin. Une défaite ne mettrait pas fin à son parcours. Des matchs contre Haïti et l’Écosse permettraient de viser une place parmi les meilleurs troisièmes.
La RD Congo joue un rôle similaire. Battre l’Ouzbékistan et accrocher la Colombie constituent des objectifs réalistes. Les groupes accessibles offrent des opportunités. Le Groupe A comprend l’Afrique du Sud, le Mexique, la Corée du Sud et la Tchéquie. Le Mexique est favori, mais les autres équipes sont prenables. L’Égypte, dans le Groupe G, affronte la Belgique, l’Iran et la Nouvelle-Zélande. Mohamed Salah peut faire la différence. Le Ghana, dans le Groupe L, joue contre l’Angleterre, la Croatie et le Panama. Une victoire contre le Panama et un nul pourraient suffire.
D’autres groupes sont plus difficiles. La Côte d’Ivoire rencontre l’Allemagne, l’Équateur et Curaçao. La Tunisie affronte les Pays-Bas, la Suède et le Japon. Le Sénégal joue contre la France, la Norvège et l’Irak. Le Cap-Vert, outsider, se mesure à l’Espagne, l’Uruguay et l’Arabie Saoudite. Le Maroc, dans le Groupe C, doit battre l’Écosse et Haïti après le choc contre le Brésil. L’Algérie, dans le Groupe J, affronte l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie. La RD Congo, dans le Groupe K, joue contre le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan.
Le vrai test du format réside dans la qualité des matchs. La première semaine, du 11 au 18 juin, fournira un premier indicateur. Si les rencontres sont serrées, le pari de l’élargissement sera gagné. Si des écarts trop importants apparaissent, les critiques se déchaîneront. L’Afrique joue un rôle central dans cette démonstration. Dix équipes constituent un échantillon suffisant pour montrer si le fossé se comble ou reste immense. Les premiers signaux sont contrastés. L’Afrique du Sud a perdu contre le Mexique sans humiliation. Le Maroc affronte le Brésil ce soir. Le Sénégal se mesurera à la France dans trois jours.
La Coupe du Monde à quarante-huit équipes ne sera pas jugée sur son nombre de participants, mais sur ce que ces participants en font. L’Afrique, avec dix nations sur la ligne de départ, a une opportunité historique de démontrer que l’élargissement de la compétition n’est pas une faveur accordée — c’est une justice rendue.





