L’Association La Maison du Pardon a officiellement débuté ses activités. La cérémonie s’est tenue le samedi 13 juin au Wemba. Ce lieu est reconnu pour son rôle dans la gestion traditionnelle des conflits. L’événement a réuni des acteurs de la société civile. Des médiateurs et des leaders communautaires étaient également présents. Le thème retenu était les mécanismes endogènes de résolution des conflits. L’association souhaite promouvoir le dialogue et la médiation. Elle vise à renforcer la cohésion sociale au Burkina Faso.
Mme Ouédraogo Taïbata est la présidente de l’association. Elle a expliqué que la création de La Maison du Pardon repose sur un engagement personnel. Cet engagement est nourri par plusieurs années d’expérience. Cette expérience couvre la médiation et la gestion des conflits. Elle a déclaré que les conflits fragilisent les familles. Ils divisent les communautés et freinent le développement. Face aux défis sécuritaires et sociaux, elle a souligné la nécessité de multiplier les espaces d’écoute.
Les conflits ne détruisent pas seulement des relations, ils fragilisent les familles, divisent les communautés et freinent le développement de nos sociétés.
Le choix du Wemba pour cette cérémonie n’est pas un hasard. Ce lieu incarne les mécanismes endogènes de résolution des conflits. L’association entend promouvoir ces mécanismes en complément des approches modernes.
Nous affirmons notre volonté de relier les approches modernes de médiation aux valeurs profondes de nos traditions : le respect, la parole donnée, la solidarité et la réconciliation.
M. Kiswendsida Modeste Béré a présidé la cérémonie. Il est médiateur et directeur de l’innovation à la Commission de l’Informatique et des Libertés. Il a salué la pertinence de cette association dans le contexte actuel. Pour lui, le pardon est une force qui restaure les liens sociaux. Il favorise la reconstruction des communautés éprouvées par les crises.
Le pardon n’est pas un signe de faiblesse. Il est le courage de dépasser les blessures, de refuser la haine et de choisir la paix.
Il a ajouté que des acteurs spécialisés pourraient accompagner l’association. Cela pourrait se faire via des formations et un encadrement technique. Des partenariats stratégiques pourraient aussi être facilités.
Sur le plan opérationnel, l’association organisera des ateliers de formation. Ces ateliers porteront sur la gestion non violente des conflits. Ils intégreront les mécanismes endogènes de résolution des différends. Des campagnes de sensibilisation sont également prévues. Elles utiliseront les outils numériques et des rencontres communautaires.
L’association souhaite accompagner les personnes sans moyens financiers. Ces personnes ne peuvent pas accéder à des spécialistes de la médiation. L’association leur offrira un cadre d’écoute et d’orientation adapté. Un soutien psychosocial est aussi envisagé. Ce soutien concernera les personnes confrontées à des tensions personnelles ou communautaires. Certains conflits collectifs trouvent leur origine dans des difficultés individuelles non résolues.
M. Béré a appelé les autorités et les partenaires à soutenir cette association. Les promoteurs ambitionnent de faire du dialogue et du pardon des leviers pour une paix durable.





