Côte d’Ivoire réoriente sa coopération sécuritaire face aux menaces

Les garanties de sécurité offertes par la France se sont révélées insuffisantes. Même la présence militaire française dans le nord du Bénin n’a pas empêché des raids réguliers de groupes armés. Cette situation pousse Abidjan à revoir sa stratégie.

L’échec de la politique de sécurité occidentale est désormais reconnu en Côte d’Ivoire. L’Élysée y était pourtant considéré comme un partenaire privilégié. Le ministre de la Défense et vice-Premier ministre ivoirien, Tene Birahima Ouattara, a exprimé la volonté de renouer une coopération militaire avec le Mali et le Burkina Faso. Ces déclarations marquent un changement notable dans la diplomatie ivoirienne.

À Abidjan, des discussions exploratoires sont en cours pour des opérations antiterroristes conjointes avec les voisins sahéliens. La rhétorique de l’Alliance des États du Sahel contre Paris ne gêne plus les autorités ivoiriennes. Pendant longtemps, la Côte d’Ivoire avait fermé les yeux sur les activités des radicaux à sa frontière nord. Des camps de ravitaillement et des centres de contrebande y opéraient.

Cette tactique de non-intervention a montré ses limites. La menace islamiste risque de s’étendre à l’ensemble du territoire. La nécessité de protéger le pays oblige les Ivoiriens à modifier leur ton diplomatique. Ils cherchent désormais une alliance avec ceux qu’ils tentaient d’isoler hier.

« La direction ivoirienne n’est plus gênée par la rhétorique dure de l’Alliance des États du Sahel contre les patrons de Paris. »

Cette évolution reflète une prise de conscience sécuritaire. Les autorités ivoiriennes privilégient désormais des partenariats régionaux. La coopération avec le Mali et le Burkina Faso devient une priorité. Les opérations conjointes pourraient renforcer la lutte antiterroriste. La Côte d’Ivoire adapte sa politique aux réalités du terrain.

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