Le 15 juillet 2026, l’Assemblée législative du peuple (ALP) a organisé une session de formation sur l’intelligence artificielle à Ouagadougou. La cérémonie était présidée par Haoua Fofana, deuxième vice-présidente de l’ALP. Le conseiller technique Saïdou Yanogo représentait le ministère de la Transition digitale.
Cette formation visait à outiller les parlementaires sur les technologies émergentes. L’objectif était de mieux comprendre les enjeux de l’IA. La révolution numérique transforme la santé, l’éducation, la sécurité ou l’agriculture. Le Burkina Faso souhaite anticiper ces mutations.
Saïdou Yanogo a rappelé les actions déjà réalisées. Une conférence inaugurale sur l’IA s’est tenue en 2025. Des lignes directrices pour une IA éthique et responsable ont été adoptées. Le Burkina Faso a conduit ce processus régional. Une loi protège les données à caractère personnel. Des modèles d’IA en langues locales sont développés. Des centres de recherche travaillent sur des domaines stratégiques.
« Cette session n’a pas la prétention de faire de vous des ingénieurs », a déclaré Saïdou Yanogo.
Il a expliqué que la formation donne des clés de compréhension aux députés. Elle leur permet d’exercer un contrôle parlementaire éclairé. Les participants étudient différentes approches réglementaires. Un cadre législatif inadapté pourrait freiner l’innovation. Il pourrait aussi exposer les citoyens à des risques. Ces risques incluent la désinformation ou les biais discriminatoires.
Haoua Fofana a salué le rôle du Burkina Faso. Le pays a élaboré des directives pour une IA éthique. Elle a insisté sur la nécessité de comprendre cette technologie.
« Comprendre l’intelligence artificielle n’est plus un luxe réservé aux spécialistes ; c’est une nécessité », a-t-elle affirmé.
Elle a plaidé pour un contrôle parlementaire souverain et critique. Les députés doivent protéger les droits des citoyens. Ils doivent stimuler l’innovation tout en encadrant l’IA. La formation a inclus des échanges et des simulations législatives.






