SIPEN-UEMOA : renforcer la souveraineté numérique en Afrique de l’Ouest

La quatrième édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique de l’UEMOA s’est achevée le 15 juillet 2026 à Ouagadougou. L’événement a réuni plus d’un millier de participants et une cinquantaine d’exposants. Des décideurs, experts, investisseurs et partenaires du numérique étaient présents.

Les participants ont formulé plusieurs recommandations. Ils ont d’abord ciblé les gouvernements de l’UEMOA. Ils leur demandent de consolider leurs politiques nationales de gouvernance de l’Internet. Ils recommandent aussi d’accélérer le déploiement du protocole IPv6. Les gouvernements doivent développer des infrastructures numériques souveraines et sécurisées. Ils doivent également accroître la participation d’experts nationaux aux instances internationales.

Les autorités de régulation reçoivent aussi des préconisations. Elles doivent intensifier les actions de sensibilisation sur la gouvernance de l’Internet. Elles doivent renforcer la coopération régionale. Elles doivent promouvoir un environnement numérique sûr et ouvert.

Le secteur privé est invité à un rôle plus actif. Il doit investir davantage dans les infrastructures numériques. Il doit investir dans la cybersécurité et les technologies innovantes. Il doit participer aux processus internationaux de gouvernance de l’Internet. Il doit favoriser l’adoption des standards internationaux.

Les participants ont proposé la création d’une Alliance ouest-africaine des noms de domaine (AOAN). Les États sont encouragés à soutenir cette structure. Ils doivent intégrer la gouvernance des domaines nationaux dans leurs stratégies de souveraineté numérique. Ils doivent promouvoir l’utilisation des noms de domaine nationaux par les administrations et les entreprises.

Les organisations régionales, notamment l’UEMOA, sont appelées à accompagner l’AOAN. Elles doivent renforcer les capacités régionales sur les ressources critiques de l’Internet. Elles doivent favoriser une position commune des États membres dans les instances internationales.

La ministre de la Transition digitale du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo, a pris la parole lors de la clôture. Elle a invité les entreprises à investir dans les infrastructures numériques, la cybersécurité, les centres de données et les technologies émergentes. Elle a déclaré :

« Les États créeront les conditions favorables, mais la compétitivité de notre espace reposera aussi sur votre capacité à investir davantage dans les infrastructures numériques, les centres de données, la cybersécurité, les technologies émergentes et les solutions innovantes. »

Elle a encouragé les acteurs privés à créer des projets d’envergure. Ces projets doivent générer des emplois pour la jeunesse et renforcer le rayonnement des entreprises.

L’édition a également lancé une étude pour structurer un Fonds TIC de l’UEMOA. Ce fonds doit soutenir le financement de projets numériques structurants. La ministre a souhaité une forte mobilisation des États, des partenaires et du secteur privé.

La cérémonie de clôture a réuni plusieurs ministres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Étaient présents le ministre malien de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, et le ministre nigérien de la Communication, Sidi Mohamed Raliou. Le ministre burkinabè de la Communication, Gilbert Ouédraogo, assistait également.

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