Le mardi 14 juillet 2026, WaterAid a lancé un projet à Ziniaré. Ce projet concerne quatre communes de la région de Oubri. Il vise à renforcer les services d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Une attention spéciale est donnée aux filles scolarisées et non scolarisées. L’ONG WaterAid collabore avec OCADES Caritas Ouagadougou. L’objectif est d’améliorer durablement l’accès à ces services.
« Une école sans eau peut être un danger pour la santé. Une école sans toilettes adaptées compromet l’assiduité, la sécurité et la dignité des élèves. Une école qui ne prend pas en compte la menstruation expose les filles à l’inconfort, à la stigmatisation, aux absences répétées et parfois aux décrochages scolaires », a indiqué Dr Lucien Damiba, directeur pays de WaterAid Burkina.
Ce projet cherche à réduire le manque d’infrastructures adaptées. Il améliore aussi l’accès à des informations fiables. Les filles pourront obtenir des produits appropriés. Les tabous autour des menstrues seront progressivement levés. Ces problèmes affectent la santé et la confiance des adolescentes. Ils nuisent aussi à leur participation en classe et à leur maintien à l’école.
Le projet dure douze mois. Il couvre cinquante établissements scolaires. Les communes concernées sont Dapélogo, Ourgou-Manéga, Nagréongo et Zitenga. Vingt-cinq nouvelles écoles à Nagréongo et Zitenga bénéficieront d’interventions. Les acquis dans vingt-cinq autres écoles à Dapélogo et Ourgou-Manéga seront consolidés. Environ 10 000 élèves et leurs communautés seront bénéficiaires. Le coût total du projet est de 282 millions de francs CFA.
Quatre axes structurent ce projet. Le premier renforce les infrastructures WASH durables et résilientes au climat. Le deuxième promeut les bonnes pratiques d’hygiène, y compris la gestion des menstrues. Le troisième améliore la gouvernance locale pour une gestion transparente. Le quatrième axe favorise la nutrition et les pratiques environnementales dans les écoles.
« À travers cette initiative, WaterAid et OCADES Caritas Ouagadougou veulent démontrer que l’investissement dans le cadre scolaire produit des bénéfices multiples : protection de la santé, amélioration des conditions d’apprentissage, soutien au fonctionnement des cantines et des jardins scolaires, réduction des absences, renforcement de la confiance et de la sécurité des filles, la réussite éducative et, enfin, le développement du capital humain dont notre pays a besoin pour construire une nation forte », a soutenu Dr Lucien Damiba.
Le haut-commissaire de la province de Bassitenga, Saidou Guigma, a présidé l’ouverture. Il a souligné que le manque d’infrastructures et les tabous culturels sont des barrières réelles. Ces obstacles freinent la scolarisation des filles. Ils provoquent de l’absentéisme et nuisent à la santé. M. Guigma s’est réjoui de ce projet. Il a invité les acteurs locaux, les enseignants, les parents et les élèves à s’impliquer. Ce projet vise à briser le cycle de l’absentéisme et de la stigmatisation.






