Ouverture du CCDA‑14 à Addis‑Abeba : passage des engagements climatiques à la mise en œuvre

La 14e Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique (CCDA‑14) s’est ouverte le 7 septembre 2026 à Addis‑Abeba, organisée par les partenaires ClimDev‑Africa : la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission de l’Union africaine. Les travaux de trois jours doivent alimenter les messages d’action climatique de l’Afrique en vue de la COP31 et préparer des options pour une COP32 présidée par l’Afrique en 2027.

([uneca.org](

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete, en présence du commissaire de l’UA Moses Vilakati et sous la modération de Mercy Wambui. Les délégations ont observé une minute de silence pour le Népal et d’autres pays récemment touchés par des événements climatiques extrêmes.

([uneca.org](

La CEA a rappelé que l’Afrique contribue à moins de 4 % des émissions mondiales mais subit des impacts disproportionnés, et que la mise en œuvre des contributions nationales et des plans d’adaptation reste insuffisante. La CEA a chiffré les besoins à 277 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 pour réaliser les NDC, tandis que les flux actuels couvrent environ 11 % de ce montant, appelant à privilégier les subventions et ressources concessionnelles avant les instruments qui accroissent l’endettement.

([uneca.org](

La Banque africaine de développement a présenté les avancées opérationnelles : 450,9 millions de dollars mobilisés pour la Climate Action Window auprès de sept donateurs, 386 millions engagés sur 79 projets et une couverture précoce d’alerte atteignant 15 millions de personnes dans 12 pays. La BAD a aussi indiqué avoir mobilisé 8,4 milliards pour l’adaptation et livré 3,3 milliards sur l’engagement de 6,5 milliards en faveur de la Grande Muraille verte.

([uneca.org](

Pourquoi c’est important

Le CCDA‑14 doit produire un cadre stratégique pour la COP31, un document d’options pour la présidence africaine de la COP32 et une position africaine unifiée. Ces livrables visent à transformer les engagements politiques en mesures de financement, d’adaptation et d’investissement — y compris via des projets industriels tels que la chaîne de valeur des batteries DRC‑Zambie citée par Afreximbank — sans créer de nouvelles informations en dehors des annonces officielles.

([uneca.org](

Source : Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique

Voir d’autres actualités sur Gnawo · Site officiel de Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique

Précédent

La CEA et des partenaires font avancer le cadre régional de gouvernance des données de la CEEAC