Visite du président de l’UA au Burkina Faso pour apaiser les tensions

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, est arrivé à Ouagadougou le 14 juillet. Cette visite officielle de 72 heures marque un rapprochement entre le Burkina Faso et l’organisation panafricaine. Les relations étaient tendues depuis la suspension du pays en 2022.

À l’aéroport international, Mahamoud Ali Youssouf a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. L’ambassadeur du Burkina Faso auprès de l’UA, Élysée Ouédraogo, était également présent. C’est la première fois que le responsable africain se rend dans ce pays depuis son élection.

Le président de la Commission a expliqué le but de son déplacement. Il a présenté cette visite comme une occasion de concertation avec un État membre. Selon lui, le Burkina Faso tient une place spéciale dans l’histoire africaine. Le pays est l’un des fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine, ancêtre de l’UA.

« Le Burkina est un État membre de notre Union africaine et fondateur de l’Unité africaine », a déclaré Mahamoud Ali Youssouf.

Il a ajouté que son rôle était de venir consulter et travailler avec le gouvernement. L’objectif est de trouver des solutions communes aux difficultés du continent. Les discussions porteront sur la sécurité, la stabilité régionale et la coopération sahélienne. Les autorités burkinabè et le dirigeant africain examineront ces sujets durant trois jours.

Cette rencontre survient après une période de froid diplomatique. Le Burkina Faso a été suspendu des institutions de l’UA en 2022. Cette mesure faisait suite au changement de pouvoir dans le pays. Depuis, le Burkina a renforcé ses liens avec le Mali et le Niger. Ces trois pays ont créé la Confédération des États du Sahel (AES).

Mahamoud Ali Youssouf effectue une tournée dans les États membres de l’AES. Il a déjà visité le Mali avant de se rendre au Burkina Faso. Son objectif affiché est de favoriser le dialogue et de renforcer la solidarité africaine. La diplomatie burkinabè considère cette visite comme un signe de réchauffement progressif des relations avec l’UA.

L’organisation continentale cherche à maintenir un canal de discussion avec les pays sahéliens. Ces États affrontent de graves défis sécuritaires, économiques et politiques. La visite pourrait permettre une reprise du dialogue entre Ouagadougou et Addis-Abeba. Plusieurs questions restent ouvertes sur la place future du Burkina Faso dans les institutions africaines. Le déplacement de Mahamoud Ali Youssouf constitue une tentative de rapprochement. Il témoigne d’une volonté de renouer le fil de la coopération entre l’UA et le Burkina Faso.

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