Le Maroc a atteint les quarts de finale de la Coupe du Monde 2026. L’équipe a perdu contre la France (2-0) le 9 juillet à Boston. Ce parcours confirme un fait notable. Le pays devient la première nation africaine avec deux quarts consécutifs. Derrière ce résultat, les données révèlent une sélection transformée. Elle est plus jeune et plus technique. Mais la finition face à l’élite reste un point faible.
L’effectif de 26 joueurs vaut 447,7 millions d’euros selon Transfermarkt. C’est la valeur la plus élevée parmi les équipes africaines qualifiées. L’âge moyen est de 26,7 ans. En 2022, il était de 28,2 ans. Cette baisse résulte d’un renouvellement voulu par le sélectionneur Mohamed Ouahbi. Ayyoub Bouaddi, milieu de 18 ans, en est le symbole. Sa valeur atteint 50 millions d’euros. Il est devenu le deuxième plus jeune joueur en quart de finale de Coupe du Monde.
La répartition par poste montre des contrastes. Les gardiens ont 34,3 ans en moyenne. Leur valeur totale est de 4,6 millions. Les défenseurs, avec 27,1 ans, pèsent 156,6 millions. Achraf Hakimi représente 51 % de cette somme. Le milieu est le secteur le plus jeune (24,1 ans) et le plus cher (190 millions). L’attaque a 25,6 ans et vaut 96,5 millions. La valeur a donc basculé de l’expérience vers le potentiel.
Un autre chiffre frappe : 19 des 26 joueurs sont nés hors du Maroc. Ils viennent des Pays-Bas, d’Espagne, de France et de Belgique. Ce ratio de 73 % est le plus élevé des sélections africaines qualifiées. La Fédération royale marocaine capte ainsi des talents formés en Europe. Brahim Díaz en est un exemple. Formé à Manchester City, passé par le Real Madrid, il a choisi le Maroc en 2024. Il est aujourd’hui le deuxième joueur le plus valorisé (35 millions). En revanche, seuls quatre joueurs évoluent en Botola Pro. La formation locale reste un débat ouvert.
Sur le plan tactique, Mohamed Ouahbi a installé un 4-2-3-1 modulable. Ce système diffère du 4-1-4-1 défensif de Walid Regragui en 2022. Le Maroc cherche désormais à contrôler par la possession. Il presse haut dans le tiers offensif. Les données de la phase de groupes le confirment : 34 % des ballons récupérés dans cette zone, contre 29 % en moyenne. L’équipe a aussi montré de la flexibilité. Contre le Brésil, elle a joué en 4-4-2 défensif. Contre le Canada, un 3-5-2 de transition a produit son meilleur match (3-0, 17 tirs).
Achraf Hakimi reste le leader statistique africain du tournoi. À 27 ans, il a atteint 100 sélections. Il cumule 16 apparitions en Coupe du Monde, un record africain. Ses chiffres : un but, trois passes décisives, 15 occasions créées, 36 duels gagnés, 53,83 kilomètres parcourus. Aucun défenseur n’a fait mieux en passes décisives. Il est également dans le top 10 des passes réussies du tournoi.





