Viande de cheval au Burkina Faso : tradition et croyances

À Ouagadougou, le quartier Dapoya est connu pour sa viande de cheval. Ce mets attire des clients depuis plusieurs décennies. La Buvette Calao, surnommée « Cheval », est un lieu central de cette tradition. Fondée par une famille, elle est devenue une institution locale. Les générations s’y retrouvent pour partager un repas.

Un premier client, Georges Ouédraogo, a découvert cette viande par hasard. Il était en attente dans un service administratif du quartier. Ne pouvant rentrer chez lui, il a choisi ce lieu pour manger. Il a trouvé la viande tendre et facile à mâcher. Son goût lui a semblé unique, comparable à celui d’une jeune vache. Il s’est dit satisfait de cette découverte.

Un autre consommateur, qui préfère rester anonyme, fréquente l’établissement depuis plus de vingt ans. Il connaît le fondateur, Naaba, depuis l’école primaire. Pour lui, cette viande fait partie de son quotidien. Il évoque les qualités nutritionnelles souvent citées par les habitués. Certains disent qu’elle aide les personnes en convalescence. D’autres lui attribuent des vertus de maîtrise de soi. Ce client estime que le cheval est un animal noble. Sa viande lui semble savoureuse et de bonne qualité.

Le propriétaire actuel, Fulgence Kiendrebéogo, a repris l’activité il y a seize ans. Il raconte que son père faisait le commerce de chevaux vers la Côte d’Ivoire. Les moyens de transport étaient limités. L’idée est venue d’abattre quelques chevaux pour vendre la viande grillée. Plus tard, ils ont innové en servant la viande avec du rabilé, une levure de bière de mil. Les clients pouvaient choisir la viande nature ou assaisonnée. Cette activité s’est développée progressivement.

La viande de cheval reste un mets apprécié à Dapoya. Elle mêle saveur, tradition et croyances populaires. Les consommateurs y reviennent pour son goût et son histoire.

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