L’Association pour le Management des Risques et des Assurances du Togo tient son premier forum. L’événement se déroule le 16 avril à Lomé. Il rassemble des banques, des assureurs et des régulateurs. Ces acteurs discuteront des risques émergents. Ce forum survient après un avertissement officiel. Le Conseil national du crédit a signalé une hausse des créances douteuses.
L’AMRAT a été créée en décembre 2025. Elle propose un espace de dialogue permanent. Ce modèle existe déjà dans d’autres pays africains. Des associations similaires sont actives au Bénin. On en trouve aussi en Côte d’Ivoire et au Maroc. Le Sénégal et Madagascar en disposent également. Le forum du 16 avril sert de lancement pour l’association. Il offre aussi une plateforme technique au secteur financier.
Khalid Yacoubou Boukari préside l’AMRAT. Il est certifié par HEC Paris et la BCEAO-COFEB.
Le Togo a besoin d’une culture du risque structurée, ancrée dans les pratiques des institutions, et non plus traitée au cas par cas
Les données récentes confirment cette nécessité. Le Conseil national du crédit s’est réuni le 23 mars. Il a publié des chiffres sur les créances. Le taux atteint 8,1% dans les banques. Il est de 9,3% dans les institutions de microfinance. Ces niveaux dépassent la norme de 3%. Les crédits en souffrance ont augmenté de 49,2% en trois ans. Cette hausse concerne spécifiquement la microfinance. Le ministre Barcola a demandé des actions immédiates. Il exige un renforcement de la gestion du risque.
L’événement reçoit un soutien institutionnel important. L’APBEF, groupement des banques togolaises, y participe. Le Comité des Assureurs du Togo est aussi partenaire. L’AGET et le Patronat apportent leur concours. La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo est le parrain officiel. La société FinConnect Financial Solutions co-organise le forum. Elle apporte une expertise en transformation digitale. Son savoir-faire concerne les institutions financières du continent.
L’AMRAT possède une dimension internationale. Elle est affiliée à la Fédération Africaine des Associations de Gestion des Risques. Elle est aussi membre de l’IFRIMA. Cette dernière est la fédération internationale du secteur. Le Togo affiche une performance notable au Doing Business 2020. Le pays est premier africain pour la création d’entreprises. Il est quinzième au niveau mondial sur cet indicateur. Le pays poursuit des réformes pour améliorer son climat des affaires. Ces changements touchent plusieurs domaines. L’exécution des contrats fait l’objet d’efforts particuliers. Le commerce transfrontalier a été réformé. La numérisation des actes et procédures a été adoptée. Cela réduit les délais pour l’importation et l’exportation.
L’obtention d’un permis de construire a aussi progressé. Le Togo est passé de la 133ème à la 127ème place. Le pays veut réitérer cette performance. Le raccordement à l’électricité et à l’eau a été facilité. Le transfert de propriété montre une nette amélioration depuis 2018. Les délais ont été réduits de manière drastique. Le pays ambitionne de devenir leader en Afrique. Il vise à détrôner le Rwanda. Une nouvelle série de réformes a été lancée en 2020. La passation des marchés publics a été professionnalisée. La numérisation et la réglementation ont été renforcées. Le paiement des taxes et impôts a été simplifié. Certains impôts ont été remplacés ou supprimés. Des exonérations ont été introduites. L’objectif est un cadre fiscal plus incitatif. Ces réformes bénéficient au secteur privé. Ce dernier est le moteur du Plan national de développement.






