Le ministère de la Justice a présenté un bilan mardi 31 mars 2026. Le chiffre concerne les demandes numériques de certificat de nationalité. Le système est actif depuis décembre 2024. Il a enregistré 165 657 dossiers en seize mois. Parmi eux, 127 791 ont déjà reçu une réponse. Ce taux de traitement atteint soixante-dix-sept pour cent.
Les usagers utilisent la plateforme Service-Public. Ils déposent leur dossier par internet. Ils peuvent aussi suivre son avancement à distance. Cette méthode limite les déplacements physiques. Elle vise aussi une réduction des délais administratifs. Kobauyah Tchamdja Kpatcha a commenté cette évolution.
Il s’agit d’améliorer la qualité du service rendu aux citoyens, de réduire les délais de traitement, éviter les attroupements dans les services administratifs, de permettre aux demandeurs de suivre par eux-mêmes l’évolution de leurs dossiers, pour renforcer l’efficacité du traitement des demandes.
Des difficultés techniques subsistent malgré ces résultats. Environ 17 311 dossiers nécessitent des corrections. Plusieurs milliers d’autres attendent encore un dépôt complet. Certains sont sans réponse définitive. La qualité de la connexion internet pose problème sur le territoire. Ben Boko a identifié cet obstacle.
La première difficulté, c’est la disponibilité de la connexion Internet.
Le recours à des intermédiaires complique parfois le processus. Certains demandeurs ne reçoivent pas leurs notifications. Cela ralentit l’ensemble de la procédure. Les autorités prévoient des actions à court terme. Elles veulent renforcer la sensibilisation des usagers. Un système d’archivage numérique sera aussi déployé. L’objectif est une gestion des données plus fluide.
Ce projet s’inscrit dans une série de réformes togolaises. Le pays se classe au premier rang africain pour la création d’entreprises. Ce classement provient du Doing Business 2020. Le Togo occupe la quinzième place mondiale sur cet indicateur. Le gouvernement a engagé d’autres transformations numériques. Elles concernent le commerce transfrontalier et les permis de construire.
Les procédures d’import et d’export sont aussi visées. La dématérialisation des actes y est prioritaire. Le raccordement à l’électricité et à l’eau fait l’objet de simplifications. Le transfert de propriété a connu une nette amélioration depuis 2018. Le pays ambitionne désormais le sommet du classement africain. Il souhaite détrôner le Rwanda sur ce point.
Le domaine des marchés publics est en constant assainissement. La professionnalisation et la numérisation guident cette évolution. Le paiement des taxes et impôts a aussi été réformé. Certains prélèvements ont été supprimés ou remplacés. Des exonérations ont été introduites. La téléfiscalité constitue le fondement de ces changements. Toutes ces actions bénéficient au secteur privé.
Ce dernier est un moteur du Plan national de développement. La modernisation administrative reste donc une priorité constante. La digitalisation du certificat de nationalité en est une illustration concrète. Son adoption par la population semble effective. Les chiffres de mars 2026 le confirment. Les défis techniques demandent cependant une attention soutenue. La connexion internet sur l’ensemble du territoire est un enjeu clé.






