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Sortie du film Merci ma rivale a Ouagadougou

Le film Merci ma rivale du réalisateur Oumar Dagnon est projeté au Ciné Burkina de Ouagadougou. Cette œuvre aborde l’infidélité conjugale et l’importance du dialogue.

Le long métrage Merci ma rivale a connu sa grande première le lundi 26 octobre 2026 à Ouagadougou. La projection s’est déroulée au Ciné Burkina. Le public peut découvrir cette fiction jusqu’au 11 novembre 2026.

Le réalisateur Oumar Dagnon dirige cette œuvre produite par Waati Group. Le film dure une heure et quarante-cinq minutes. L’histoire présente Reine, une femme qui découvre l’infidélité de son époux. Au lieu d’affronter sa rivale, elle choisit de l’approcher incognito.

Cette rencontre inattendue pousse l’héroïne à transformer sa vision du mariage. Le cinéaste souhaite toucher le public populaire. Il veut provoquer une réflexion sur les comportements dans les foyers.

« Déjà, on est très satisfait. Aujourd’hui, c’est vrai qu’on fait des films d’auteur, mais ces films s’adressent à une partie du public. Or, le cinéma est populaire à la base, donc il faut aller vers la grande masse. En faisant ce film, on voulait réaliser un film populaire qui allait parler au plus grand nombre »

L’auteur insiste sur la nécessité de nourrir l’amour au fil des ans. Pour lui, le mariage ne protège pas automatiquement une union. Les conjoints doivent faire des efforts constants.

« On connaît un peu les réalités des foyers. Souvent, quand une femme apprend que son mari a une maîtresse, au lieu de chercher à coopérer avec elle, c’est la bagarre. Cette fois-ci, nous avons essayé d’aborder le sujet autrement, en montrant une femme qui va vers sa rivale pour apprendre à réaimer son mari. Ce n’est pas parce qu’on est marié que tout est acquis. Même dans une relation amoureuse, il ne faut pas considérer l’autre comme acquis. On doit tout le temps faire des efforts pour continuer à se séduire et maintenir la flamme dans le foyer. À la base, c’est l’amour qui a uni les deux personnes. Il faut donc se demander pourquoi, avec le temps, elles en arrivent à se déchirer »

L’actrice Viviane Yanogo incarne le personnage principal. Elle rappelle que la situation reflète des réalités familiales connues. Le dialogue demeure l’outil principal pour éviter les séparations.

« J’ai incarné un personnage dont l’histoire existe dans nos sociétés, dans nos familles. C’est notre vécu quotidien. Nous traversons ces réalités dans les couples, pas seulement au Burkina Faso, mais partout dans le monde. Mais le plus important, c’est de savoir ce qu’on fait après une telle situation. Est-ce qu’il faut rester les bras croisés et perdre l’amour de sa vie ? Le personnage travaille à récupérer l’amour de son mari pour reconstruire son foyer. C’est très important dans nos sociétés, où les couples sont aujourd’hui très fragilisés et où les divorces sont nombreux »

La comédienne insiste sur la remise en question personnelle. Les conjoints doivent communiquer pour préserver leur couple. L’œuvre adapte par ailleurs un roman national.

« Il ne faut pas tout le temps culpabiliser l’autre. Il faut se remettre en cause en permanence dans un couple, essayer de dialoguer. Souvent, c’est justement la communication qui manque dans nos foyers, et cette absence de dialogue peut conduire au divorce. Et ce n’est pas parce qu’on est marié qu’on doit se délaisser. Il faut travailler à dialoguer et à faire vivre son amour. Les femmes doivent continuer à prendre soin d’elles-mêmes, quel que soit leur âge. Nous sommes des reines et nous devons aller de l’avant »

Une spectatrice nommée Ashley Djiguimdé a salué cette représentation des difficultés masculines. Le film met en lumière la souffrance des hommes face aux crises conjugales.

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