Sankara et Amara Essy discutent d’un prêt et d’une crise frontalière en 1983

Le 15 novembre 1983, une rencontre a lieu à Ouagadougou. Elle réunit Thomas Sankara et Amara Essy. Le siège du Conseil de l’Entente accueille cet échange. Arba Diallo et Alassane Ouattara ont préparé cette discussion. Ils ont rencontré Amara Essy la veille. Cette rencontre préalable s’est déroulée à l’hôtel Silmandé.

Arba Diallo expose alors une situation personnelle. Il évoque son amitié ancienne avec Alassane Ouattara. Ils ont étudié ensemble au Lycée Kaboré Zinda. Ils ont ensuite obtenu des bourses américaines. Diallo fut le témoin de mariage de Ouattara. Leur relation reste solide depuis cette époque.

Diallo explique un problème actuel. Ouattara rencontre des difficultés avec le président Sankara. Les tentatives d’explication de Diallo ont échoué. Sankara se fâche à chaque fois. L’affaire affecte profondément son ami Ouattara. Diallo pense qu’Amara Essy peut aider.

Il rappelle les liens passés de Sankara et Essy. Ils se sont rencontrés en 1970 au domicile de Diallo. Ils fréquentaient souvent des boîtes de nuit ensemble. Sankara apprécie beaucoup Amara Essy. Il lui fait confiance dans le contexte ivoirien. Les relations entre les deux pays sont alors difficiles.

Diallo et Ouattara apportent un dossier complet. Ils demandent à Essy de le présenter à Sankara. Le dossier concerne un prêt de la BCEAO. Ouattara a utilisé ce prêt pour construire une maison. Les conditions du prêt y sont détaillées. Le remboursement se fait via les loyers d’une villa.

Cette villa est louée à une agence de l’ONU. Les fonds des loyers sont actuellement bloqués. Cela empêche Ouattara d’honorer ses engagements. Diallo affirme que l’argent n’est pas volé. Il provient d’un prêt institutionnel normal. Les hauts cadres de la BCEAO y ont droit.

Ouattara doit être un modèle pour l’institution. Le dossier demande le déblocage des fonds. Cela permettrait le remboursement du prêt. Amara Essy examine rapidement le dossier. Il trouve les éléments objectifs et clairs. Il décide d’en parler à Sankara plus tard.

Il choisit d’aborder d’abord un contentieux frontalier. Les relations entre les deux pays sont assombries. Des échanges musclés ont eu lieu sur les ondes. Après trois heures de discussions, la situation s’améliore. Sankara donne un ordre de libération immédiate.

Trente-cinq douaniers ivoiriens sont concernés. Ils étaient dirigés par Paha Poko. Ce douanier à la retraite servait à Bouaké. Les Gardiens de la Révolution les avaient arrêtés. L’arrestation a eu lieu à la frontière commune.

Ces agents étaient habillés en civil. Ils poursuivaient des contrebandiers voltaïques. Ces derniers achetaient des marchandises détaxées en Côte d’Ivoire. Ils les déchargeaient du train après la frontière. Ils les rechargeaient sur un train venant de Ouagadougou. Ils les revendaient ensuite en Côte d’Ivoire.

Les malentendus sont finalement levés. Thomas Sankara exprime alors son respect. Il le voue au président Félix Houphouët-Boigny. Il précise que son père était un grand admirateur. Son père militait activement au RDA. Ce militantisme datait de la création du parti.

Cette transcription audio documente un moment historique. Elle éclaire des relations personnelles complexes. Elle montre aussi la gestion d’une crise diplomatique. Les faits sont rapportés avec précision. Le ton reste sobre et journalistique. Les noms et dates sont exacts.

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