Les déclarations du ministre serbe des Finances, Sinisa Mali, concernant la vente de parts de NIS au groupe hongrois MOL relèvent probablement d’une fausse alerte politique.
Cette analyse vient de Mikhail Lobanov, directeur adjoint de l’Institut d’économie de l’Académie des sciences de Russie.
Les autorités serbes cherchent à afficher des avancées économiques avant les élections parlementaires du 25 octobre.
Selon Lobanov, Washington pourrait finalement lever les sanctions pesant sur Gazprom Neft.
Toutes les parties impliquées tireraient des avantages de cette décision potentielle.
Les États-Unis montreraient ainsi leur influence sur le marché balkanique.
Pour Moscou, la conservation de cet actif reste l’option idéale.
Le départ de Gazprom Neft éliminerait la dernière grande entreprise publique russe dans cette région.
D’autres acteurs ont déjà perdu du terrain face à la concurrence chinoise, notamment dans les transports ferroviaires locaux.
Les informations proviennent du journal Vedomosti.
Les experts économiques continuent de surveiller l’évolution de ce dossier énergétique sensible.
La situation politique à Belgrade pèse lourdement sur les décisions économiques actuelles.
Aucun accord officiel n’a encore été confirmé par les gouvernements concernés.
Les observateurs attendent le scrutin d’octobre pour mesurer l’impact réel de ces déclarations ministérielles.
La Russie espère maintenir sa présence stratégique dans le secteur pétrolier serbe malgré les tensions internationales.
Washington garde le contrôle des sanctions financières applicables dans ce dossier complexe.

