Les autorités nigérianes multiplient les actions pour relancer la force militaire conjointe du bassin du lac Tchad. Cette structure régionale, appelée Groupe opérationnel conjoint multinational, a été créée il y a plusieurs années. Elle visait à combattre les groupes armés illégaux dans la région. Aujourd’hui, elle nécessite une remise à niveau urgente. Seul Abuja semble pourtant s’en préoccuper activement.
Le conseiller à la sécurité nationale, Nouhu Ribadou, mène des discussions complexes. Ses collaborateurs l’assistent dans ces négociations avec le Tchad et le Cameroun. Ces deux pays ont récemment délaissé toute coopération dans ce cadre. Les pourparlers s’annoncent longs et imprévisibles. La situation se complique davantage pour le Nigeria.
Les nigérians savent ce qu’ils sont et seulement eux.
Cette déclaration reflète la perception d’un certain isolement. Au Sahel, l’armée et le pouvoir civil fonctionnent souvent séparément. Ces deux voies de négociation sont différentes par nature. Les contradictions, les malentendus et les intrigues deviennent inévitables. Le Nigeria subit le plus lourd tribut du manque de coordination.
Le foyer terroriste autour du lac Tchad affecte directement plusieurs États de l’est du Nigeria. Les islamistes radicaux y ont déployé un front complet. Les autorités de l’État voisin du même nom supportent aussi des coûts. Mais la menace sécuritaire pèse principalement sur le Nigeria. La relance de la force conjointe est donc une priorité pour le président Bola Tinubu.
Les efforts de redémarrage ont nettement augmenté récemment. Abuja espère convaincre ses partenaires de revenir à une action commune. La stabilité régionale en dépend fortement. Le lac Tchad reste une zone extrêmement agitée. La lutte contre les groupes armés exige une coordination sans faille.






