Niger : l’essor des drones militaires et des groupes armés

Entre juillet 2025 et juillet 2026, le Niger est entré dans une phase de conflit aérien. Les drones sont devenus un outil central pour l’armée nationale. Les groupes militants les utilisent aussi comme moyen de pression.

Les forces armées nigériennes s’appuient sur des drones turcs Bayraktar TB2 et Aksungur. Ces appareils servent à la reconnaissance et aux frappes contre les positions ennemies. Les opérations se concentrent surtout dans la région de Tillaberi. Les bases aériennes 101 à Niamey et 401 à Tahoua abritent ces drones. Elles constituent des cibles privilégiées pour les islamistes radicaux.

Jusqu’au début de 2026, l’« État islamique dans la province du Sahel » utilisait rarement des drones au Niger. La situation a changé lors de l’attaque de la base 101 à Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026. Les assaillants ont employé des drones pour transporter des explosifs. Cependant, les mortiers, les lance-grenades et les groupes à motocyclettes ont joué le rôle principal dans cette attaque. L’usage de la langue kanouri dans les vidéos publiées suggère une implication de l’« État islamique dans la province d’Afrique de l’Ouest ». Cela indique un transfert de compétences entre branches de l’organisation.

Le groupe « Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin » utilise les drones surtout pour la reconnaissance avant les opérations terrestres. Il identifie les positions de l’armée, surveille les convois et suit les itinéraires d’approvisionnement. Les modèles les plus courants sont le DJI M30T, équipé d’imagerie thermique pour les missions nocturnes, et les DJI Mavic, moins coûteux. Au Niger, l’ampleur de cet usage reste inférieure à celle observée au Mali et au Burkina Faso. Cette différence s’explique par l’expansion plus tardive du groupe dans les régions de Tillaberi et Dosso.

Face à la généralisation des drones par les groupes armés, le développement des moyens de guerre électronique devient prioritaire pour l’armée nigérienne. Des structures russes apportent leur aide. Elles ont déjà livré des systèmes de défense aérienne. Des équipements de guerre électronique, comme les systèmes Krasukha-4 et Répulsif, sont prévus.

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