La Coupe du monde 2026 a adopté un format à 48 équipes. Cette nouveauté suscitait des doutes chez les observateurs. Ils craignaient une baisse du niveau général. Pourtant, la qualité émerge parfois du nombre. L’Afrique en offre une démonstration éclatante.
Le continent est passé de cinq à dix représentants. Les amateurs de football découvrent désormais toute la richesse du jeu africain. Les équipes ne sont plus des faire-valoir. Plus de la moitié d’entre elles possède une réelle chance de franchir le premier tour. Elles contredisent les pronostics et imposent le respect à leurs adversaires.
L’Égypte illustre parfaitement cette progression. Elle n’avait jamais gagné un match en Coupe du monde. Aujourd’hui, elle occupe la tête de son groupe après un nul contre la Belgique (1-1) et une victoire sur la Nouvelle-Zélande (3-1). Le Maroc confirme son statut de demi-finaliste de l’édition précédente. Les Lions de l’Atlas ont déjà validé leur billet pour les seizièmes de finale.
Le Ghana a tenu l’Angleterre en échec. La Côte d’Ivoire, après une victoire contre l’Équateur et une défaite face à l’Allemagne, peut encore se qualifier en battant Curaçao. L’Algérie s’est relancée en dominant la Jordanie (2-1) après une défaite contre l’Argentine (0-3). Le Cap-Vert est la révélation du tournoi. Pour sa première participation, cette sélection a contraint l’Espagne et l’Uruguay au partage des points. Le gardien Vozinha, quarante ans, est devenu une figure de cette compétition.
Le Sénégal et la République démocratique du Congo conservent des espoirs, même si leur chemin s’annonce difficile. Au total, l’Afrique croit en ses chances dans cette Coupe du monde. L’objectif n’est plus seulement de participer. Après la demi-finale du Maroc, le continent ambitionne de remporter le trophée pour la première fois. Depuis 1930, seules des équipes sud-américaines ou européennes ont gagné le titre.
Les phases à élimination directe constituent un autre défi. Les équipes africaines qualifiées devront fournir un effort supplémentaire. Les fédérations doivent offrir les meilleures conditions possibles aux joueurs et au staff. L’environnement et le traitement réservé aux sélections influencent fortement les performances. L’Afrique n’a pas toujours donné le bon exemple dans ce domaine.





