Mauritanie : 881 migrants secourus en mer en huit jours

Les garde-côtes mauritaniens ont secouru 881 migrants en huit jours. Les opérations se sont déroulées entre le 28 mai et le 4 juin. Parmi les rescapés figurent des Burkinabè, des Sénégalais et des Gambiens. Les autorités ont aussi identifié des personnes venues du Mali, de Sierra Leone, de Guinée, de Côte d’Ivoire, du Nigeria et du Bénin. Tous ces migrants tentaient de rejoindre les îles Canaries, un archipel espagnol.

Selon le média mauritanien L’Authentique, les secours ont été fréquents. Du 28 au 30 mai, trois pirogues en détresse ont été assistées. 435 migrants ont été mis en sécurité. Le 31 mai, une quatrième embarcation transportant 143 passagers a été localisée. Le 2 juin, 110 migrants ont été sauvés après une panne moteur en mer agitée. Le 6 juin, une pirogue de 193 personnes partie de Banjul a été interceptée. Cette embarcation comptait 27 femmes et 12 mineurs. Une femme est morte pendant la traversée. Un passager a été hospitalisé d’urgence.

Les opérations de sauvetage se sont succédé rapidement. Les garde-côtes ont pris en charge tous les rescapés. Ils ont respecté les conventions humanitaires et le droit international de la mer. La Mauritanie a renforcé sa surveillance avec des partenaires internationaux. Malgré ces mesures, les départs depuis les côtes ouest-africaines augmentent.

« Le profil des rescapés illustre la dimension régionale de cette crise. Si les ressortissants du Sénégal et de la Gambie forment le contingent le plus important, les autorités ont également identifié des migrants venus du Mali, de Sierra-Leone, de Guinée, de Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Bénin et du Burkina Faso. »

L’immigration clandestine reste un phénomène complexe. Les migrants cherchent souvent des conditions de vie meilleures. Les traversées en pirogue sont dangereuses. Les morts sont fréquentes, y compris parmi les femmes et les enfants. Pourtant, le nombre de départs ne diminue pas. Les autorités mauritaniennes continuent leurs patrouilles. Elles collaborent avec des organisations internationales pour gérer ces flux.

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