L’organisation humanitaire Médecins sans frontières a renvoyé 18 membres de son personnel. Ces employés travaillaient dans l’est du Tchad. Ils sont accusés d’exploitation sexuelle et de harcèlement envers des réfugiés. L’information a été rapportée par Associated Press. Elle se base sur une note interne de MSF.
Selon cette note, certains employés locaux et étrangers auraient eu des relations sexuelles avec des réfugiés. Ces actes se seraient produits dans des camps à la frontière soudanaise. En échange, les réfugiés recevaient de la nourriture, de l’argent ou un emploi. Dans plusieurs cas, les victimes étaient des jeunes filles mineures.
Une partie des accusations n’a pas pu être confirmée. Les enquêteurs n’ont pas réussi à identifier les victimes ou les auteurs présumés. Le rapport interne évoque aussi des cas d’exploitation répétée. Ces cas pourraient révéler un trafic sexuel organisé.
MSF a lancé une enquête interne après des signalements d’abus. Ces signalements concernaient des camps de réfugiés au Tchad. Des centaines de milliers de personnes y sont arrivées. Elles fuient la guerre au Soudan. MSF a déclaré que ces actes étaient profondément contraires à ses valeurs. L’organisation a reconnu la nécessité de renforcer le contrôle de son personnel. Elle veut aussi améliorer ses mécanismes de prévention.
Les conclusions de l’enquête montrent une ampleur plus grande que prévu. Malgré les efforts des organisations humanitaires, l’exploitation sexuelle persiste dans les zones de crise. Fin février, un tribunal fédéral américain a condamné un ancien employé de l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou. Fode Sitafa Mara a été condamné à la prison à perpétuité. Il avait commis une série de viols sur deux jeunes filles mineures originaires du Burkina Faso.






