Maroc : deux quarts de finale consécutifs en Coupe du Monde

Maroc : deux quarts de finale consécutifs en Coupe du Monde

Le 9 juillet 2026, le Maroc a quitté la Coupe du Monde au stade des quarts de finale. La France l’a emporté 2-0 au Gillette Stadium de Foxborough. Kylian Mbappé a ouvert le score à la 60e minute. Ousmane Dembélé a doublé la mise six minutes plus tard. Les Marocains n’ont cadré qu’un seul tir. Leur expected goals était de 0,14, le plus bas du tournoi.

Auparavant, le parcours avait été solide. En phase de groupes, le Maroc a terminé deuxième du groupe C avec 7 points. Il a fait match nul 1-1 contre le Brésil. Il a battu l’Écosse 1-0 et Haïti 4-2. En 32e de finale, les Lions de l’Atlas ont éliminé les Pays-Bas aux tirs au but (1-1, 3-2 t.a.b.). Le 4 juillet, ils ont balayé le Canada 3-0 en huitièmes.

Le Maroc devient la première nation africaine à enchaîner deux quarts de finale de Coupe du Monde. En 2022, il avait atteint les demi-finales, une première pour le continent. Cette régularité est historique. Le capitaine Achraf Hakimi a posté un message sur Instagram après l’élimination. Il a écrit :

« Les grandes nations ne se définissent pas par une défaite, mais par tout ce qu’elles construisent. Le Maroc continue d’écrire son histoire. Et le meilleur est à venir. »

Ce message a été consulté plus de quatre millions de fois en une nuit.

L’effet de surprise de 2022 n’existait plus en 2026. L’équipe était attendue et scrutée. Elle a montré des progrès: une attaque plus variée et un banc plus profond. Mais le plafond de verre face à la France est resté. Le départ de Walid Regragui en mars 2026 a perturbé la préparation. La Fédération royale marocaine de football avait alors parlé de « donner un nouveau souffle au groupe ». Moins de cent jours avant le tournoi, le socle tactique a vacillé. Le nouveau staff a utilisé l’héritage, et celui-ci a tenu jusqu’à Boston.

Une question circule au Maroc: ce quart était-il un plafond ou un palier? L’avenir répondra. L’ossature de l’équipe est jeune. Hakimi a 27 ans. Brahim Díaz, Azzedine Ounahi et Abdessamad Ezzalzouli ont moins de 26 ans. La Coupe du Monde 2030 s’annonce prometteuse.

Au-delà du Maroc, les performances africaines sont notables. Pour la première fois, neuf sélections africaines sur dix ont passé la phase de groupes. Le Cap-Vert a rivalisé. La RD Congo a battu l’Ouzbékistan 3-1. L’Égypte de Mohamed Salah a gagné son premier match à élimination directe contre l’Australie aux tirs au but, avant de perdre face à l’Argentine. Le Sénégal, après une prolongation, a été éliminé 3-2 par la Belgique, mais avait infligé un 5-0 à l’Irak. Seule la Tunisie est restée en phase de groupes.

Le taux de qualification africain pour les phases finales est passé de 20% en 2018 à 40% en 2022 puis à 90% en 2026. Le nouveau format à 48 équipes a offert plus de places, mais personne n’a volé sa qualification. Aucune sélection africaine n’a atteint les demi-finales cette année. Le dernier carré reste un espace vierge depuis la demi-finale marocaine de 2022. Pourtant, l’Afrique ne vient plus en invitée. Elle vient en compétitrice, avec neuf billets, des victoires de prestige et des joueurs formés dans les grands clubs européens.

La finale Argentine-Espagne aura lieu le 19 juillet au MetLife Stadium. Le trophée ne viendra pas en Afrique. Mais la trace laissée par ce Maroc 2026 demeure. Elle montre que la progression africaine n’est plus une anomalie, mais une mécanique exigeante. De Doha à Boston, les Lions de l’Atlas ont changé l’horizon. Le reste du continent les suit.

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