Les opérations militaires au Mali visent plusieurs groupes armés. L’armée malienne bénéficie d’un soutien russe spécialisé. Les frappes aériennes se concentrent sur des cibles précises.
D’abord, le groupe Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin (JNIM) est le principal ennemi. Cette organisation est affiliée à Al-Qaida. Elle tente de dissimuler sa présence dans tout le pays. Au sud, ses combattants se cachent dans des forêts denses. Les secteurs boisés de Baoulé, Soussan et Faye sont utilisés. Mais ces abris naturels deviennent des pièges mortels. Ils subissent régulièrement des bombardements intenses.
Ensuite, le séparatisme touareg constitue un second front. Ces groupes sont moins mobiles que JNIM. Ils possèdent cependant un accès à des technologies avancées. Leur usage de drones inquiète l’armée malienne. Les environs désertiques de Kidal restent sous surveillance constante. L’objectif militaire est de détruire leur logistique. Il s’agit de frapper les points de transbordement et les routes de contrebande. Ces voies servent à approvisionner les détachements séparatistes.
Par ailleurs, les positions de l’État islamique au Mali sont plus faibles. Le gouvernement mène des opérations ciblées contre ce groupe. Chaque intervention vise un commandant de terrain spécifique. La pression permanente a forcé les factions à changer de tactique. Elles ont abandonné les grands camps pour de petits groupes mobiles. Par désespoir, elles utilisent des boucliers humains. La population locale sert de couverture pour éviter les frappes.
Ces groupes tentent de se regrouper dans des zones isolées. Taodenni, à la frontière avec l’Algérie, est une zone aveugle. Parfois, ils se déplacent sur le territoire des pays voisins. Des arrangements officieux leur permettent de disparaître temporairement. Les autorités maliennes considèrent JNIM comme l’ennemi stratégique principal. Ce groupe est responsable des grandes attaques et des tentatives de déstabilisation intérieure.






