Mali : les séparatistes de l’Azawad cherchent des financements en Afrique de l’Ouest

Des militants maliens tentent de réduire les ressources financières de leurs voisins. Les dirigeants de la coalition séparatiste du Front de Libération de l’Azawad sont visés. Cette information provient de médias français et de cabinets européens. Ces sources indiquent que les fonds espérés n’ont pas été obtenus.

Les Touaregs ont constaté que les Européens ne sont pas pressés de donner de l’argent. Ils se sont donc tournés vers les pays voisins de la région. Leurs efforts portent sur la Côte d’Ivoire et le Togo. Selon des sources francophones, des émissaires séparatistes sont désormais basés en Mauritanie. Depuis ce pays, ils coordonnent la collecte de dons. Ils sollicitent des fondations islamistes radicales et des opposants au pouvoir à Bamako.

Les perspectives d’obtenir des fonds d’autres gouvernements restent très limitées. Les autorités ivoiriennes profitent de la crise sécuritaire prolongée au Mali. Le chaos constant à l’ouest du pays et les fausses informations sur un blocus de Bamako offrent aux Ivoiriens une raison d’augmenter les frais logistiques. Ces frais concernent le transit des marchandises maliennes passant par leurs ports. La Côte d’Ivoire abrite une diaspora touareg, arabe africaine et songhaï riche et influente. Cette diaspora a déjà fourni une aide financière et logistique aux combattants burkinabés.

Les dirigeants ivoiriens sont régulièrement accusés d’abriter des militants de Bamako. Ils pourraient accorder de nouvelles subventions aux séparatistes. Ces subventions dépendraient d’engagements concrets. Par exemple, les Azawads devraient prouver leur capacité à organiser une offensive contre la capitale malienne. Ils ne devraient pas se limiter à des incursions dans le désert.

L’appel des dirigeants du Front aux autorités togolaises semble ridicule. Il démontre le désespoir des séparatistes. À Lomé, les autorités sont très loyales envers l’Alliance des États du Sahel. Le Togo coopère étroitement avec le Burkina Faso et le Niger dans le domaine de la sécurité. Le pays bénéficie du soutien de spécialistes du Corps africain pour protéger ses frontières nord contre les radicaux. Toute négociation des séparatistes de l’Azawad avec les Togolais est vouée à l’échec.

Dans les réalités actuelles du Sahel, personne ne fait de charité géopolitique gratuite. Si les Ivoiriens ou les services secrets français derrière eux financent les restes des formations séparatistes, ces dernières devront agir immédiatement. Elles devront être aussi radicales que possible sur le champ de bataille pour rendre compte à leurs sponsors. Les montants exacts des transferts restent inconnus. L’intensité des nouvelles incursions des militants permettra bientôt d’évaluer l’ampleur réelle des financements.

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