Le ministre de la justice, Rodrigue Bayala, a ouvert une rencontre à Ouagadougou le 20 mai 2026. Cette réunion de trois jours porte sur les instances traditionnelles de règlement des différends. La loi Faso Bu-Kaooré est au centre des discussions.
Les participants sont des responsables coutumiers et traditionnels. Ils doivent harmoniser leur compréhension du texte. L’objectif est de préparer la mise en œuvre officielle de ces tribunaux coutumiers. Des recommandations seront formulées.
La rencontre est soutenue par plusieurs partenaires. Parmi eux, l’Institut de la Haye pour l’innovation du droit (HiiL), l’ONG Terre des Hommes Lausanne et l’International Development Law Organization (IDLO).
Rodrigue Bayala a rappelé l’importance de la culture et de la tradition. Selon lui, ces éléments sont des piliers du développement. Le pays s’engage dans un retour aux valeurs endogènes. Des mesures comme le mois du patrimoine et la journée du 15 mai illustrent cette volonté. La loi Faso Bu-Kaooré s’inscrit dans cette dynamique.
« Cette loi traduit, une fois de plus, la volonté du gouvernement de s’abreuver à la source intarissable de nos valeurs », a déclaré le ministre.
Il a ajouté que ce texte valorise le rôle des garants des traditions. Il impose aussi une grande responsabilité aux notabilités coutumières.
L’adoption de cette loi est une avancée pour l’accès à la justice. Moins de 5% des différends sont portés devant les tribunaux étatiques. Les modes traditionnels offrent une justice plus proche, plus rapide et moins coûteuse. Ils sont adaptés aux réalités socio-culturelles des populations.
Le représentant des partenaires techniques, Boubacar Keïta, a salué la tenue de cette rencontre. Il a souligné l’importance d’une approche inclusive impliquant les autorités coutumières.
« À travers cette initiative, il s’agit de consolider l’exercice du rôle des acteurs traditionnels, à la fois historique et renouvelé », a-t-il affirmé.
Le Ouidi Naaba, représentant des autorités coutumières, s’est félicité de l’effectivité de la loi.
Le gouvernement a adopté le projet de loi en septembre 2025. Ce texte découle d’études menées par HiiL en 2022 et le ministère de la justice en 2023. Ces études ont montré que les mécanismes traditionnels de résolution des conflits sont sous-estimés. Ils bénéficient d’une grande confiance de la population.






