La Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG), Épargne & Développement du Gabon (EDG) et Assala Gabon ont signé un accord de partenariat. Ce texte prévoit la création d’un fonds de garantie de 200 millions FCFA, soit plus de 353 000 dollars. L’objectif est de soutenir les très petites entreprises (TPE), les PME et les entrepreneurs individuels dans les localités de Gamba, Mandji et les villages voisins. Ce dispositif a été officialisé mardi 19 mai. Il doit réduire les risques liés aux prêts accordés aux entrepreneurs. Ainsi, davantage de financements pourront être dirigés vers les petites structures. Le projet vise aussi à accompagner les porteurs de projets dans le développement de leurs activités génératrices de revenus.
Chaque bénéficiaire pourra obtenir jusqu’à 10 millions FCFA. Le taux d’intérêt est fixé à 6 %. Ce taux est nettement inférieur à ceux pratiqués par les banques commerciales de la zone CEMAC. Les remboursements s’étaleront sur 12 à 24 mois. Une période de grâce de trois mois maximum est prévue. Le dispositif intègre un volet numérique pour simplifier les démarches. Les entrepreneurs pourront s’inscrire en ligne et suivre l’évolution de leurs dossiers en temps réel. Selon les partenaires, cette solution améliorera la transparence et l’efficacité du programme.
Ce mécanisme vise à lever les obstacles à l’accès au crédit pour les porteurs de projets locaux. Il élargit l’accès aux ressources financières pour des entrepreneurs souvent exclus des circuits bancaires classiques. Un responsable d’EDG a précisé les ambitions du projet.
Le projet ambitionne notamment de promouvoir des projets économiques à fort impact social en dehors des secteurs pétrolier et forestier, d’accompagner au minimum quarante entrepreneurs gabonais, de renforcer les capacités des bénéficiaires grâce à des actions de formation et d’accompagnement, et de contribuer durablement à la résilience économique des territoires concernés.
Ce fonds s’inscrit dans le Plan national de développement pour la transition (PNDT). Ce plan prévoit d’intensifier la diversification de l’économie gabonaise. L’objectif est de réduire la dépendance historique du pays aux hydrocarbures et aux importations.






