Les semaines à venir détermineront l’avenir du Mali. La Russie a montré ses limites. L’Algérie propose toujours le dialogue. Le Mali doit décider entre la voie militaire et une solution politique.
Les faiblesses militaires du Mali sont visibles. La pression de son partenaire russe se fait sentir. Le pays doit accepter que la souveraineté inclut des compromis pour une paix durable.
Lavrov n’a pas proféré de menaces. Il a rappelé une réalité simple. Aucun partenaire extérieur ne peut remplacer une stratégie politique et une coopération régionale. Bamako a entendu ce message.
La junte malienne joue sa survie. Elle sera jugée sur ses actes. Le régime a l’habitude de changer d’avis, de se tromper d’amis et d’adversaires.
Il n’y a pas eu de tapage pour la rétractation. Le divorce avait été bruyant. Il est difficile de revenir sur des déclarations passées. L’opinion publique avait été mobilisée avec des discours agressifs.
La confiance est perdue depuis longtemps. Le pouvoir ne veut pas paraître faible ou ridicule. Pourtant, le Mali recule sous la junte. Le pays est porté à la défiance et à la dérive.
Est-il trop tard pour changer des habitudes anciennes ? Faut-il privilégier le règne des putschistes ou libérer le Mali de leur emprise ? Ces questions essentielles sont reléguées au second plan par les calculs politiques et les tribulations diplomatiques.






