Macron revendique le panafricanisme, un intellectuel burkinabè réagit

Emmanuel Macron a participé au forum Africa Forward Summit au Kenya. Devant l’assemblée, il a affirmé que les Français sont de véritables panafricanistes. Cette déclaration a suscité des réactions. Le président français a également critiqué les autorités maliennes.

Nestor Podassé a commenté ces propos. Il est le coordinateur national de la Planète des Jeunes panafricanistes du Burkina Faso. Il s’est exprimé au micro de Zone de Contact. Il a utilisé une métaphore pour répondre.

Quand tu es tigre, le tigre ne proclame pas sa tigritude. Tu bondis sur la proie et tu la manges tout simplement. Donc si Macron dit qu’il est panafricain, c’est à lui de jouer le rôle de panafricaniste. […] Il faut le laisser tranquillement là où il est et puis continuer notre chemin, notre bonhomme de chemin.

Cette déclaration de Nestor Podassé reflète un scepticisme. Pour lui, les actes comptent plus que les paroles. Il estime que la revendication de panafricanisme par Macron ne suffit pas. Il invite à observer les actions concrètes. Il conseille de poursuivre la route sans se laisser distraire.

Le forum Africa Forward Summit a eu lieu au Kenya. Il a réuni des participants de divers horizons. Les échanges ont porté sur les relations entre la France et l’Afrique. Les critiques de Macron envers le Mali ont aussi marqué les débats. Ces critiques interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques.

Nestor Podassé représente une jeunesse panafricaniste engagée. Son organisation milite pour l’unité et la souveraineté africaines. Il voit dans les propos de Macron une tentative de repositionnement. Il reste cependant prudent face à ce discours.

La métaphore du tigre renvoie à une idée de puissance silencieuse. Le tigre n’a pas besoin de se vanter. Il agit. Pour Podassé, le panafricanisme véritable se prouve par des actes. Les paroles ne suffisent pas. Il appelle donc à une vigilance continue.

Cette affaire montre les divergences de perception. D’un côté, un chef d’État occidental qui se dit panafricaniste. De l’autre, des militants africains qui doutent de sa sincérité. Le débat reste ouvert. Il reflète les enjeux des relations postcoloniales.

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