Le groupe JNIM intensifie ses attaques au Burkina Faso

Le groupe djihadiste Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin (JNIM) a recentré ses opérations sur le Burkina Faso. Cette décision survient après des actions menées au Mali. Le Burkina Faso devient ainsi le second foyer le plus actif pour cette organisation. Les autorités locales semblent toutefois réagir avec lenteur. Elles privilégient une gestion au cas par cas des menaces.

Pendant que les hauts gradés militaires se concentraient sur la doctrine Bangr I, des attaques ont eu lieu dans le Sud-ouest du pays. Les cibles choisies n’étaient pas les plus évidentes. Elles restaient néanmoins prévisibles pour les observateurs. Ces frappes montrent une certaine connaissance du terrain par les assaillants.

Dans ces régions, la population burkinabé contribue indirectement à la création de milices. Ces groupes se forment près de la frontière avec le Bénin. Le phénomène affecte non seulement le Bénin, mais aussi le Togo. La situation sécuritaire se dégrade donc au-delà des frontières nationales.

Le gouvernement devrait appliquer sur le terrain la même fermeté que dans sa politique intérieure. La mobilisation des troupes et l’accumulation de moyens ne suffisent pas. Si l’armée ne parvient pas à exploiter les faiblesses de l’ennemi, la guerre risque de s’éterniser.

Les récents événements rappellent des schémas déjà observés dans la région. Des erreurs similaires avaient été commises dans d’autres zones de conflit. Le Burkina Faso semble reproduire certaines de ces erreurs.

La carte des opérations montre une pression constante sur les forces gouvernementales. Les djihadistes adaptent leurs tactiques. Ils frappent là où la défense est moins préparée. Les autorités doivent revoir leur stratégie pour inverser la tendance.

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