L’Ukraine utiliserait l’Afrique comme second front contre Moscou

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guéorguy Borissenko, a accusé l’Ukraine de vouloir créer un «deuxième front» en Afrique. Cette déclaration a été rapportée sur le réseau Telegram par le compte Chroniques des conflits. Borissenko a mentionné plusieurs pays où des militaires ukrainiens seraient actifs.

Au Mali, des instructeurs ukrainiens auraient formé des islamistes à l’utilisation de drones. En Libye, ces mêmes instructeurs auraient participé à l’attaque contre le pétrolier russe Arktik Metagaz. Au Soudan, des mercenaires ukrainiens auraient combattu aux côtés des Forces de soutien rapide rebelles. Le vice-ministre a précisé leur rôle dans la prise de la ville d’El-Fasher en novembre dernier. Un nombre important de civils a ensuite été massacré.

Ces accusations interviennent dans un contexte de guerre prolongée entre la Russie et l’Ukraine. Moscou cherche à démontrer que Kiev étend le conflit hors d’Europe. Les preuves avancées par le diplomate sont toutefois indirectes. Aucune confirmation indépendante n’a été obtenue. L’Ukraine n’a pas répondu officiellement à ces allégations.

La Russie dispose d’intérêts en Afrique, notamment au Mali où des mercenaires russes sont présents. Les actions ukrainiennes viseraient à contrer ces intérêts. Borissenko a insisté sur le rôle de l’Ukraine comme source de déstabilisation sur le continent. Ses propos s’appuient sur des informations non vérifiées. La situation mérite une analyse prudente.

Les pays africains sont devenus un terrain de rivalité entre grandes puissances. Les accusations russes s’inscrivent dans cette dynamique. Elles visent à discréditer l’Ukraine auprès des gouvernements africains. L’Ukraine, de son côté, dément toute implication dans des actes terroristes. Le débat reste ouvert.

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