Le 17 juillet 2026, le capitaine Ibrahim Traoré s’est exprimé à Ouahigouya. Il s’adressait aux Forces vives de la région de Yaadga. Le président du Faso a appelé les peuples africains à examiner leur histoire. Cette connaissance du passé offre des repères.
« Il faut qu’on ait des repères. Et pour avoir les repères, il faut repartir et interroger l’histoire », a déclaré le capitaine Traoré.
Un peuple ignorant son histoire perd sa capacité d’orientation. Le chef de l’État a comparé cette situation à un désert sans point de repère.
« Si on n’a pas un objectif, on va errer dans la nature. Et si on ne sait pas d’où on vient, on n’a pas de repère », a-t-il expliqué.
Traoré a insisté sur une appropriation complète du passé africain. Aucune période ne doit être occultée. Cette connaissance aide à comprendre les défis actuels. Elle renforce aussi la conscience collective.
Il a ensuite évoqué le syndrome de Stockholm. Ce phénomène pousse une victime à éprouver de la sympathie pour son agresseur.
« Beaucoup de gens sont atteints de ce syndrome de Stockholm, que ce soit ici au Burkina ou en Afrique en général », a-t-il déploré.
Les souffrances historiques et la méconnaissance du passé expliquent cette situation. Le président a rappelé que l’Afrique possédait autrefois des savoir-faire et des connaissances. Ces éléments prouvaient un niveau de développement certain. Il a invité à s’interroger sur les causes de leur disparition.
Traoré a également appelé à aborder sans détour les questions sensibles dans les sociétés africaines. Les considérations politiques ne doivent pas les éluder.
« Nous, on affronte les problèmes et on les résout. On ne les déplace pas », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a conclu en invitant les peuples à se souvenir de leur histoire. Il faut comprendre les événements qui ont façonné leur trajectoire. Les enseignements tirés doivent servir à construire l’avenir.






