Le président du Mali, le général Assimi Goïta, a pris le contrôle direct du ministère de la Défense. Les décrets ont été signés le 4 mai. Goïta conserve son rôle de commandant suprême des forces armées. Il a désormais la main sur toutes les décisions militaires.
Le général Oumar Diarra, ancien chef d’état-major, devient ministre délégué. Il dirigera le département militaire sous l’autorité directe du président. Cette réorganisation intervient après la mort de l’ancien ministre de la Défense, le général Sadio Camara.
Camara est mort le 25 avril dans un attentat à Kati. Une voiture piégée a pénétré dans sa résidence. L’attaque s’inscrit dans une offensive des groupes djihadistes JNIM, liés à Al-Qaïda, et des séparatistes touaregs. La menace terroriste s’est intensifiée ces dernières semaines.
La présidence malienne a indiqué que cette décision vise à améliorer l’efficacité de l’armée. L’objectif est d’accélérer la reprise du contrôle du territoire. Goïta centralise ainsi le pouvoir militaire face à la crise sécuritaire.
Les analystes voient dans cette mesure un renforcement logique du contrôle personnel du président. Le Mali traverse une période difficile. Les autorités de transition maintiennent leur cap sur la souveraineté nationale. Elles développent aussi un partenariat stratégique avec la Russie.
L’armée malienne affronte une coalition de groupes armés. Les djihadistes du JNIM et les rebelles touaregs mènent des attaques coordonnées. La situation sécuritaire reste préoccupante dans le nord du pays.






