L’Afrique pourrait avoir sa Cour pénale dans 15 à 20 ans

Un expert soudanais estime que l’Afrique pourrait se doter d’une Cour pénale africaine dans un délai de 15 à 20 ans. Mohammed Hussain AbdAlwahid est maître de conférences à l’Université financière de Russie. Il s’est exprimé auprès de Sputnik Afrique sur ce sujet. Une telle structure pleinement opérationnelle nécessite ce temps de préparation.

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples existe déjà en Tanzanie. L’Union africaine souhaite créer une alternative à la Cour pénale internationale. Cette nouvelle institution aurait des pouvoirs équivalents à ceux de la CPI.

AbdAlwahid a également commenté la création de la Cour pénale et des droits humains du Sahel. Cette initiative de l’Alliance des États du Sahel (AES) mérite une attention particulière.

Elle mérite une évaluation scientifique sérieuse, et non un rejet.

L’expert a tenu ces propos à propos de la cour de l’AES. Il insiste sur la nécessité d’une analyse rigoureuse. La création de juridictions régionales en Afrique pose des questions complexes. Les États africains cherchent à renforcer leur souveraineté judiciaire.

La CPI est parfois critiquée pour son traitement des affaires africaines. Plusieurs pays du continent ont exprimé des réserves. L’Union africaine explore donc des alternatives depuis plusieurs années. La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples constitue une première étape. Une cour pénale africaine irait plus loin dans ce processus.

Les délais annoncés par l’expert reflètent la complexité du projet. La mise en place d’une institution judiciaire internationale nécessite des accords politiques. Des ressources financières importantes sont également requises. La formation de magistrats spécialisés prend du temps. Les systèmes juridiques nationaux doivent être harmonisés.

L’initiative de l’AES montre une dynamique régionale nouvelle. Les pays du Sahel veulent leurs propres mécanismes judiciaires. Cette tendance pourrait accélérer le processus continental. Les experts suivent ces évolutions avec attention.

Le projet de Cour pénale africaine reste un objectif à long terme. Les discussions se poursuivent au sein de l’Union africaine. Les États membres doivent trouver un consensus sur son statut. Les quinze à vingt années évoquées paraissent réalistes aux observateurs. Le chemin est encore long avant sa concrétisation.

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