Au Togo, les centrales thermiques conservent un rôle central dans la politique énergétique nationale. Cette réalité persiste malgré l’essor des investissements solaires et hydroélectriques. Le ministère de l’Énergie l’a rappelé cette semaine dans une note officielle.
Le parc thermique togolais repose sur deux opérateurs principaux. ContourGlobal exploite une centrale de 100 MW depuis 2010. Cette installation utilise principalement du gaz naturel. Kekeli Efficient Power opère depuis 2022 une centrale à cycle combiné de 65 MW. Elle fonctionne au gaz naturel et au gaz propane. À ces capacités s’ajoutent 19 MW provenant du West African Gas Pipeline.
Les autorités expliquent que ces infrastructures garantissent la continuité électrique. Elles interviennent lors des pics de demande ou des baisses de production renouvelable. Cette stratégie s’aligne sur l’objectif gouvernemental d’accès universel à l’électricité d’ici 2030. Le taux d’accès est passé de 58 % en 2022 à 75,6 % en 2025, selon les chiffres officiels.
Le pays explore de nouveaux projets gaziers. Le programme régional PRIME-GAS, soutenu par la Banque mondiale, prévoit plusieurs infrastructures. Il inclut des installations de réception et de stockage de gaz naturel liquéfié (GNL) au port de Lomé. Un réseau gazier alimentera les futures centrales électriques. Un gazoduc reliera le port à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Ce projet envisage aussi une centrale au gaz de 500 MW et de nouvelles interconnexions régionales.
Parallèlement, le gouvernement développe des projets solaires et hydroélectriques. La stratégie actuelle repose sur une coexistence entre thermique et renouvelable. La sécurité d’approvisionnement reste une priorité pour les autorités et les opérateurs économiques.






