Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a exposé quatre priorités pour l’enseignement supérieur togolais.
Cette présentation a eu lieu jeudi 8 octobre à l’Université de Lomé durant un atelier de bilan.
Le premier axe concerne le lien direct entre formation et emploi.
Des Conseils sectoriels des compétences verront le jour dans les universités publiques.
Ces organes cibleront l’agrobusiness, la logistique, le BTP, les énergies, le numérique et la finance.
Toute création de filière exigera désormais une étude d’employabilité validée par le secteur privé.
En mars 2026, l’Université de Kara a signé un accord avec le patronat.
L’Université de Lomé a fait de même avec la CCI-Togo en avril.
Le deuxième axe concerne la mutualisation des laboratoires des trois universités publiques.
Les recherches porteront sur l’agriculture face au climat, les matériaux locaux et l’intelligence artificielle.
Les thèses financées par l’État devront inclure une entreprise partenaire.
Le troisième axe prévoit une présence accrue des sociétés privées dans les cursus.
Les entreprises participeront aux programmes, au financement des laboratoires et aux embauches.
Le gouvernement fixe un taux de formation en alternance précis.
Il atteindra 50 pour cent pour les licences professionnelles d’ici fin 2028.
Il atteindra 100 pour cent pour les masters professionnels dans le même délai.
Des Bureaux de liaison coordonneront ces partenariats entre universités et entreprises.
Le quatrième axe concerne le renforcement de l’assurance qualité.
L’Autorité nationale veillera au respect des normes et à la propreté de l’offre.
Ces mesures s’intègrent dans le programme P10 de la feuille de route gouvernementale.
Le pays poursuit par ailleurs ses réformes économiques globales.



