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Offres d’emploi

Coordinateur·rice Projet Bahaï – Tchad (H/F)

Publiée le

L’essentiel de l’offre

  • Poste : Coordinateur·rice Projet Bahaï (H/F)
  • Employeur : ALIMA (The Alliance for International Medical Action)
  • Lieu : Bahaï, province de l’Ennedi Est, Tchad
  • Contrat : Non spécifié
  • Date limite : Non spécifiée
  • Niveau requis : Non spécifié

Contexte

ALIMA, l’ONG médicale internationale à visage humain, qui met au cœur de son modèle, la co-construction des projets et des parcours professionnels

PRÉSENTATION ALIMA
L’ESPRIT ALIMA : La raison d’être d’ALIMA est de sauver des vies et de soigner les populations les plus vulnérables, sans aucune discrimination identitaire, religieuse ou politique, à travers des actions basées sur la proximité, l’innovation et l’alliance d’organisations et d’individus. Nous agissons avec humanisme, impartialité et dans le respect de l’éthique médicale universelle. Pour accéder aux patients et aux patientes, nous nous engageons à intervenir de façon neutre et indépendante.

LES VALEURS et PRINCIPES de notre action, inscrits au sein de notre CHARTE :
1. Le patient et la patiente d’abord
2. Révolutionner la médecine humanitaire
3. Responsabilité et liberté
4. Améliorer la qualité de nos actions
5. Faire confiance
6. L’intelligence collective
7. La responsabilité environnementale

SOIGNER – INNOVER – ENSEMBLE : Depuis sa création en 2009, ALIMA a soigné plus de 10 millions de patients, et déploie aujourd’hui ses opérations dans 12 pays d’Afrique. En 2021, nous avons développé plus de 60 projets de réponse médicale humanitaire pour répondre aux besoins de populations touchées par les conflits, les épidémies et l’extrême pauvreté. L’ensemble de ces projets se font en appui aux autorités sanitaires nationales à travers près de 357 structures de santé (dont 45 hôpitaux et 312 centres de santé). Nous travaillons en partenariat, notamment avec des ONGs locales, dès que cela est possible afin de nous assurer que nos patients bénéficient de l’expertise là où elle se trouve, que ce soit au niveau de leur pays ou du reste du monde. Par ailleurs, pour améliorer la réponse humanitaire, nous menons des projets de recherches opérationnelles et cliniques, notamment pour lutter contre la malnutrition et les fièvres hémorragiques virales.

L’ÉQUIPE ALIMA : Plus de 2000 personnes œuvrent actuellement pour ALIMA. Les équipes terrain, au plus proche des patients, reçoivent leur support des équipes de coordination généralement basées en capitale des pays d’intervention. Celles-ci reçoivent le support des 4 équipes desk et de l’équipe du service urgences et ouvertures basées au siège opérationnel de Dakar, Sénégal. Les équipes de Paris et New-York travaillent activement à la collecte de fonds ainsi qu’à la représentation d’ALIMA. Le reste de la Galaxie ALIMA comprend des individus et des équipes partenaires qui travaillent pour le compte d’autres organisations telles que les ONGs médicales BEFEN, ALERTE Santé, SOS Médecins / KEOOGO, AMCP, les organismes de recherche PACCI, INSERM, les Universités de Bordeaux ou de Copenhague, l’ONG Solidarités International et bien d’autres.

NOS PAYS D’INTERVENTIONS : Mali, Burkina Faso, République Centrafricaine, Nigeria, Niger, Tchad, République Démocratique du Congo, Cameroun, Sud soudan, Soudan, Mauritanie, Ethiopie, Haiti.

NOS THÉMATIQUES PROJET : Malnutrition, Santé Maternelle, Santé Primaire, Pédiatrie, Paludisme, Épidémies (Ebola, Choléra, Rougeole, Dengue), Hospitalisation, Urgences, Violences Basées sur le Genre, Protection transversale, santé mentale, …

ALIMA promeut et défend les principes des droits humains fondamentaux. ALIMA a une approche de tolérance zéro envers les personnes coupables d’actes de violences sexistes et sexuelles ainsi qu’envers l’inaction face à des faits de violence supposés ou avérés. La protection des personnes bénéficiant et impactées par notre intervention est notre priorité absolue dans tout ce que nous faisons. Toute personne collaborant avec ALIMA s’engage à :

  • Respecter la charte, le code de conduite, les politiques institutionnelles incluant la politique de protection contre les abus de pouvoir et les violences sexistes et sexuelles, la politique de prévention de la corruption et de la fraude ;
  • Signaler toute violation aux politiques, documents cadre et procédure à une supérieure, un supérieur, une référente, un référent ou à l’adresse [email protected]

ALIMA AU TCHAD :
Description du projet :
Sur le projet Est TCHAD dans la province de l’Ennedi Est, principalement le camp d’Ouré Cassoni et l’hôpital de district de Bahaï, ALIMA & Alerte Santé entreprennent de mettre en œuvre un projet dont l’objectif général est de contribuer à la réduction de la malnutrition aiguë et de l’insécurité alimentaire des réfugiés soudanais et populations hôtes de la province de l’Ennedi Est, à travers une réponse intégrée et genrée couvrant la nutrition, la santé, l’accès à l’eau et la sécurité alimentaire, avec une attention particulière aux femmes, aux filles et aux enfants de moins de 5 ans.

Suite au déclenchement du conflit armé au Soudan en avril 2023, consécutif aux affrontements entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide, le Tchad fait face à un afflux massif et continu de réfugiés à sa frontière orientale. Ce contexte régional instable s’inscrit dans une dynamique prolongée de crises humanitaires récurrentes dans le bassin du lac Tchad et au Sahel central, caractérisées par des déplacements forcés, une insécurité alimentaire chronique et une forte vulnérabilité du système de santé.

Depuis le mois de mai 2023, ALIMA/AS interviennent à l’est du Tchad dans les provinces du Ouaddaï et du Sila afin d’apporter une réponse d’urgence à cet afflux de réfugiés et de retournés. Concrètement, ALIMA/AS répondent aux besoins médico-nutritionnels des populations réfugiées, retournées et hôtes par des cliniques mobiles, par la mise en place de centre de santé dans des camps/sites, par l’appui à un centre de santé préexistant et par l’appui à hôpital de Goz Beida.

A partir d’avril 2026, ALIMA/AS ont réalisé une évaluation dans la zone d’Ouré Cassoni suite à l’afflux massif de mouvements de réfugiés soudanais. Cette évaluation met en évidence une situation humanitaire critique marquée par la présence de plus de 114 000 réfugiés, auxquels s’ajoutent environ 18 000 personnes en transit. Malgré la présence d’acteurs humanitaires exerçant dans la santé tels que MSF et ADES, les structures de santé existantes restent fortement sous pression. Le centre soutenu par ADES enregistre en moyenne 330 consultations quotidiennes et environ 235 accouchements par mois, tandis que les structures appuyées par MSF réalisent 100 à 150 consultations par jour. Cette charge importante dépasse les capacités opérationnelles disponibles et se traduit par des ruptures dans la continuité des soins. Les principales morbidités observées dans cette zone sont les infections respiratoires aiguës, le paludisme et les diarrhées, représentant la majorité des consultations. Par ailleurs, des gaps critiques persistent au niveau de l’hôpital de référence de Bahaï servant de relai pour les cas compliqués provenant du camp de Ouré Cassoni et des villages environnants, notamment en maternité, pédiatrie/UNT, laboratoire et chirurgie, avec des insuffisances en ressources humaines spécialisées, équipements médicaux et capacités diagnostiques. Ces limitations entraînent une dépendance accrue aux évacuations vers des structures plus éloignées (Notamment l’hôpital provincial de Amdjarass), avec des délais de transfert pouvant atteindre plusieurs heures, en particulier en saison des pluies, compromettant la prise en charge rapide des urgences vitales.

De façon spécifique, le projet vise à améliorer l’état nutritionnel et de santé des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes et allaitantes, et renforcer l’accès équitable des femmes et des ménages vulnérables aux services essentiels (eau, alimentation, soins) dans le camp d’Ouré Cassoni et ses environs.

Contexte sécuritaire :
En 2025 et 2026, le contexte humanitaire au Tchad était marqué par des défis sécuritaires importants tels que la menace des groupes armés non étatiques au Lac, les conflits inter et intra-communautaires dans plusieurs provinces et des conflits armés au niveau régional. Le pays a connu plusieurs incidents sécuritaires qui vont des conflits inter et intra-communautaires aux actes de violence des groupes armés et autres affrontements. Ces incidents ont malheureusement coûté la vie à plusieurs personnes. Dix-neuf des vingt-trois provinces du pays ont été concernées par ces violences. Cependant, quatre provinces seulement concentrent à elles seules 54% des incidents et plus de 82% des victimes. Il s’agit du Tibesti, du Lac, du Logone Oriental et du Guéra.

Si les conflits se poursuivent ou s’intensifient, le nombre de réfugiés, de retournés et de déplacés internes au Tchad pourrait augmenter entraînant une pression supplémentaire sur les ressources locales et humanitaires.

Pour ce qui est de la province de l’Ennedi Est, les indicateurs consolidés auprès des acteurs humanitaires travaillant sur place (MSF-Belgique, HCR, WFP, Triangle, Solidarités International, IRC, ADES) démontrent la stabilité et la préservation de l’espace de travail sur l’ensemble de la zone d’intervention. L’analyse contextuelle et sécuritaire réalisée durant la mission exploratoire met en lumière :

  • Indice d’incidents (Réseau Inter-ONG) : Aucun incident de sécurité majeur (braquage ciblé, intrusion de site, menace directe ou enlèvement) n’a été enregistré à l’encontre du personnel humanitaire dans la zone. Les opérations s’y déroulent de manière régulière ;
  • Mécanisme de veille sécuritaire palliatif : En l’absence de couverture formelle d’INSO dans cette province spécifique, la sécurité repose sur un réseau local d’échange d’informations et de suivi des axes en temps réel entre les logisticiens de la zone, associé aux liaisons régulières avec l’UNDSS à Iriba ;
  • Opérations de désarmement et de fouilles : Le cadre sécuritaire est caractérisé par des mesures officielles de désarmement menées par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour stabiliser la frontière. ALIMA s’y intègre via une coordination civilo-militaire standard, en appliquant une stricte neutralité de mandat ;
  • Approche d’Acceptation Communautaire (Do No Harm) : Pour neutraliser le risque de tension lié à la perception d’une aide exclusive aux réfugiés, les autorités traditionnelles et coutumières se portent garantes de l’acceptation du projet.

Toutefois, une veille sécuritaire pointue est à faire sans exclure le risque de voir le conflit soudanais s’intensifier avec un afflux massif de réfugiés et une forte présence militaire dans la zone.

Moyens du projet :
Budget : 470 000 GBP
RH Expatriés prévues 03 : Un.e Coordinateur.trice de projet/MedRef ; 01 RLP et 01 RAP.
RH nationales (24 personnels sous contrat Alerte Santé et 38 personnels primés MoH et/ou contrat HD + RéCO)

Missions et responsabilités

TYPOLOGIE DU POSTE
Sous la supervision du.de la Chef.ffe de Mission, le.la coordinateur.rice projet est responsable de la mise en œuvre du Plan d’Action pays dans sa zone d’intervention, en lien avec le plan stratégique et le mandat d’ALIMA.

Priorité :

  • Coordonner les activités d’ouverture du projet ;
  • Assurer la veille sécuritaire en apporter une meilleure lecture et analyse des incidents sécuritaires sur la zone ;
  • Renforcer la coordination avec les autorités sanitaires et les autres partenaires (au niveau des clusters);
  • Renforcer la visibilité sur la zone et assurer une représentation ALIMA/AS ;
  • Travailler en collaboration avec la coordination pays, les autorités sanitaires et les bailleurs de fonds pour capter plus de financements dans cette zone ainsi que les possibilités d’extension.

Plus spécifiquement :

  • Il.elle est responsable de la mise en œuvre du projet et de contribuer aux résultats fixés pour le projet en fonction de l’évolution de la situation humanitaire et des besoins dans la zone d’intervention et sur la base des objectifs médico-opérationnels préfixés en collaboration avec la coordination, dans le respect des principes humanitaires et du mandat de ALIMA.
  • Il – elle est responsable du suivi et de la bonne exécution du projet en collaboration avec l’équipe opérationnelle et avec l’appui technique de la coordination Mission,
  • Il.elle participe à la conception et la mise en œuvre d’études ancillaires dans sa zone de responsabilité.
  • Il·Elle est le garant ou la garante de la sécurité de ses équipes dans toute sa zone d’intervention.
  • Il·Elle est responsable de l’encadrement des équipes, du suivi des indicateurs programmatiques et des indicateurs contractuels bailleurs et du suivi des dépenses du projet- avec l’appui de la coordination, et de la communication avec les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux en relation avec le projet.
  • Le CP, avant tout, doit agir en lien avec le mandat d’ALIMA, les principes humanitaires et le principe de “do no harm / ne pas nuire”.
  • Le CP, avant tout, doit respecter la stratégie opérationnelle définie avec les autres coordinateurs (collaborer avec les autres acteurs humanitaires, internationaux et gouver…)

Profil recherché

Non spécifié dans l’offre détaillée.

Conditions et avantages

  • Lieu de mission : Bahaï / Tchad

Dossier de candidature

  • Dans le cadre de ses fonctions, le ou la titulaire du poste sera amené·e à visiter les programmes et être en contact avec des enfants ou/et des adultes vulnérables (Niveau 3). Par conséquent, la vérification du casier judiciaire ou la présentation d’un certificat de bonne vie et mœurs sera nécessaire. Dans les situations où l’impossibilité de fournir un casier judiciaire ou un certificat de bonne vie et mœurs est constatée, une déclaration sur l’honneur sera demandée.

Comment postuler

Procédure non spécifiée dans le texte fourni. Pour toute signalisation ou violation des politiques institutionnelles, contacter [email protected].

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