Elie Dipama sur l’agriculture durable au Burkina Faso

Elie Dipama est un spécialiste en agriculture et environnement. Il évoque la situation agricole du Burkina Faso. Le pays possède une marge de manœuvre importante. Cette situation diffère de celle d’autres régions. Certains systèmes agricoles mondiaux sont déjà industrialisés. Le Burkina peut donc adopter des pratiques durables. Elie Dipama est un agroéconomiste de formation. Il s’exprime dans une interview avec Lefaso.net. Il parle de son parcours et de ses engagements. Il défend une agriculture durable pour son pays. Il réside actuellement en Allemagne. Il y poursuit des travaux de recherche. Il plaide pour de meilleures politiques publiques. Il promeut une agriculture climato-intelligente. Il veut un rôle accru pour les jeunes. Ceci doit transformer le secteur agricole.

Son parcours universitaire commence après le baccalauréat. Il l’obtient en 2011. Il rêvait alors de devenir pilote de ligne. Il avait contacté l’aéroclub du Burkina Faso. Il avait aussi des liens avec des pilotes. Ces pilotes venaient de l’aviation civile et militaire. Le projet n’a pas abouti. Les coûts de formation étaient trop élevés. Il a donc redéfini son projet de vie. Il a intégré la filière Sciences et technologies. C’était à l’université de Ouagadougou. Des difficultés administratives et académiques sont survenues. Il n’a pas pu poursuivre ce cursus. Il s’est alors réorienté vers l’agroéconomie. Il a étudié à l’Institut polytechnique privé Shalom. Il a complété le programme de la Licence 1. Il a continué jusqu’au Master. Sa spécialisation portait sur l’analyse des politiques. Elle concernait aussi la planification des projets agricoles. C’est là qu’il a découvert sa vocation. Il a travaillé et réalisé des stages au Burkina. Il en a aussi fait en Allemagne et en Tunisie. Il a été dans une entreprise agroalimentaire. Il a intégré des structures de développement rural. Ces expériences lui ont permis de comprendre le terrain. Il a saisi les défis des producteurs. Il a vu les opportunités de transformation.

Il s’est engagé dans des actions de volontariat. Il a servi comme volontaire national. C’était au Programme national de volontariat au Burkina Faso. Il a contribué à la conception d’initiatives agricoles. Ces initiatives visaient les ménages et les personnes déplacées internes. Cet engagement lui a permis de travailler avec des producteurs. Il a aussi collaboré avec des jeunes. Il a mieux compris les besoins des communautés rurales. Il s’est impliqué dans des initiatives environnementales. Cela s’est fait avec l’ONG Greening Africa Together. Il a participé à des projets de reforestation. Il a formé des femmes et des jeunes. Cette formation portait sur la mise en place de pépinières. Il a aussi travaillé sur le recyclage des déchets plastiques. Il a mené des activités de sensibilisation. Elles concernaient la gestion durable des ressources.

Il a cofondé Green Field Consortium en 2021. C’est une entreprise sociale. Elle accompagne l’entrepreneuriat agricole. Elle promeut des solutions innovantes pour une agriculture durable. Elle s’intéresse aussi aux technologies environnementales. Ces engagements ont ouvert des opportunités internationales. Il a participé à des programmes d’échanges. Il s’est rendu en Allemagne, au Togo et au Bénin. Ces programmes traitaient d’agroécologie et d’innovation agricole. En 2023, il a été sélectionné comme Mandela Washington Fellow. Ce programme fait partie du Young African Leaders Initiative. Il est porté par le gouvernement des États-Unis. Il a suivi une formation en leadership. Il l’a faite à l’université Purdue dans l’Indiana. Cette formation portait aussi sur l’entrepreneuriat.

Aujourd’hui, il poursuit ses activités de recherche. Il travaille sur l’agriculture durable et le climat. Il conduit ses travaux au Centre de développement rural. Ce centre appartient à l’université Humboldt de Berlin. Il y est associé de recherche. Cette opportunité vient d’une bourse du gouvernement allemand. Elle est gérée par la Fondation Alexander von Humboldt. Elle s’inscrit dans le programme International Climate Protection Fellowship. Ce programme d’excellence concerne une dizaine de jeunes professionnels. Ils viennent d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Ils sont engagés dans la protection du climat. Ils mènent des travaux de recherche en Allemagne. Elie Dipama a intégré ce programme en 2025. Il a l’ambition de développer des solutions innovantes. Ces solutions doivent renforcer la résilience de l’agriculture. Elles doivent répondre aux changements climatiques. L’Afrique est une priorité dans ses travaux.

Contrairement à certaines régions du monde où les systèmes agricoles sont déjà fortement industrialisés, le Burkina Faso dispose encore d’une marge de manœuvre pour adopter des pratiques durables.

Sa motivation vient de sa foi et de sa famille. Il préconise une collaboration étroite. Elle doit lier les chercheurs et les agriculteurs. Cette collaboration donne des résultats plus probants.

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