Des enfants utilisent la technologie pour créer des robots et applications

De nombreux parents hésitent face aux écrans. Certains choisissent d’expliquer et d’orienter. Rayan Sanfo, Mohamed Sanfo et Irfan Sanfo en sont un exemple. Ils développent des projets technologiques variés. Ils font de leur téléphone un outil de connaissance. Ils ont tous fréquenté l’Académie de création et d’éveil scientifique. Ils y ont commencé très jeunes. Rayan et Mohamed avaient six ans. Irfan avait sept ans et demi. Ces habitudes montrent un potentiel. Le numérique peut aider à apprendre. Il ne crée pas forcément de dépendance.

Dans un laboratoire, deux garçons manipulent des circuits. Mohamed Sanfo a treize ans. Il est en classe de 4ᵉ. Il inspecte une carte électronique. Rayan Sanfo, du même âge, ajuste un robot. Ce robot agricole est miniature. Ils ne jouent pas. Ils construisent. Leur projet les mènera en Suisse. Ils participeront à un concours international.

J’ai appris que les robots peuvent nous aider dans le quotidien. Ce que nous avons fait nous a permis de créer des robots agricoles capables de planter, de semer et d’arroser. Cela m’a donné une nouvelle vision des robots.

Cette aptitude rompt avec un usage passif. Souvent, la technologie sert aux réseaux sociaux. Elle peut aussi servir aux jeux. Ici, elle devient concrète et utile. Mohamed utilise un smartphone. Son rapport à l’objet est différent.

Moi, j’utilise un téléphone pour regarder des vidéos éducatives, faire des recherches, parler avec mes amis ou mes parents, et parfois jouer un peu.

Rayan Sanfo partage cette approche.

J’utilise mon téléphone pour envoyer des messages, jouer un peu et rechercher des informations. Mais la robotique et le téléphone ont un lien. Si tu apprends à programmer un robot, tu peux faire la même chose sur ton téléphone.

Leur encadrement a construit ce lien. Irfan Sanfo a quinze ans. Elle est en classe de 1re D. Elle représente une autre dimension. Son innovation répond aux besoins locaux. Elle a été sélectionnée pour un concours. Ce concours se tiendra en Côte d’Ivoire. Son projet s’appelle « Tengpalé ».

C’est une application pour les agriculteurs, connectée à un drone. Le drone survole les champs, détecte les zones arides et les anomalies végétales, puis envoie une notification à l’utilisateur avec des conseils. Il y a aussi un système qui ajuste l’apport en eau selon les besoins des zones.

Pour Irfan, le téléphone est un levier.

J’utilise mon téléphone pour suivre des formations. J’apprends aussi le mandarin parce que beaucoup de contenus sont en chinois.

Elle a découvert la technologie à sept ans et demi. Elle s’est passionnée pour l’informatique. Elle veut développer une industrie locale. Cette industrie produirait du coton hygiénique.

Je pense que nous, les jeunes, dispersions souvent nos énergies dans des choses futiles.

Dans le laboratoire, l’apprentissage est concret. Mohamed décrit leur robot.

Le robot que j’ai réalisé devait déposer des graines et arroser. Il ouvrait une trappe pour laisser couler l’eau. Chaque robot avait une tâche différente.

Le projet a nécessité plusieurs semaines. L’équipe a reproduit un parcours. Elle a fait des tests. Elle a modifié des éléments. Des ajustements ont eu lieu pendant le concours. Rayan Sanfo se souvient des débuts. C’était compliqué au départ. L’accompagnement d’un coach a tout rendu accessible.

Pour Rayan Sanfo, cette expérience de la robotique était compliquée au début, mais est devenue très accessible avec la pratique.

Leur coach est Younoussa Sanfo. Il est expert en cybersécurité. Il est aussi expert en investigation numérique. Il privilégie une approche éducative. Il ne recommande pas l’interdiction.

Nous avons choisi d’encadrer l’utilisation du téléphone plutôt que de l’interdire. Les règles sont claires : pas de téléphone à table, pas dans les chambres, et pas à certains moments.

Pour lui, le téléphone est un outil.

C’est un outil. Si vous l’éteignez, il ne vous dira rien. C’est notre comportement qui fait la différence.

Il insiste sur le dialogue et l’exemple. Ces enfants ont un talent particulier. Leur curiosité a été orientée très tôt. Depuis l’âge de six ou sept ans, ils ont des activités. Ces activités sont ludiques et éducatives. Ils jouent en apprenant. Beaucoup de jeunes passent des heures devant les écrans. Le parcours de ces enfants montre une autre voie. Cette voie est celle de la création.

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