Le Togo propose à l’ONU une carte du monde plus juste pour l’Afrique

Le Togo prépare une action diplomatique. Le pays veut présenter une nouvelle carte. Cette carte sera soumise aux Nations unies. Elle doit montrer les vraies dimensions des continents. L’objectif est de remplacer la projection de Mercator. Cette projection cartographique date du XVIe siècle. Elle déforme la taille des terres émergées. Elle réduit notamment la superficie de l’Afrique. La carte actuelle agrandit les régions tempérées. L’Europe et l’Amérique du Nord paraissent plus grandes. L’Afrique semble plus petite que sa taille réelle. Cette représentation influence les perceptions géopolitiques. Elle a des conséquences sur l’imaginaire collectif. Le Togo veut corriger cette vision. L’Union africaine soutient cette proposition togolaise. Les diplomates africains plaident pour une carte équitable. Une représentation exacte favorise une vision équilibrée du monde. La projection de Peters offre une alternative. Elle respecte les surfaces continentales. Elle montre l’Afrique dans sa juste proportion. Le continent apparaît alors beaucoup plus vaste. Sa superficie est de 30 millions de kilomètres carrés. Cela représente 20% des terres émergées. La carte de Mercator minimise cette réalité. Cette distorsion a une longue histoire. Elle remonte à l’époque des grandes découvertes. Les cartographes privilégiaient alors la navigation. La précision des angles était essentielle pour les marins. La conservation des surfaces était secondaire. Cette priorité technique a créé un biais durable. Les cartes scolaires ont perpétué cette image. Des générations ont appris une géographie inexacte. Le Togo souhaite changer cette norme internationale. Une discussion aura lieu à New York. Les représentants togolais rencontreront d’autres diplomates. Ils expliqueront les raisons de cette requête. Une carte fidèle est un outil pédagogique puissant. Elle peut modifier la perception des rapports de force. Elle contribue à une meilleure estime de soi. Les pays du Sud y sont particulièrement sensibles. La cartographie n’est jamais neutre. Elle traduit toujours un point de vue. Chaque projection implique des choix politiques. La proposition togolaise reconnaît cette dimension symbolique. Elle s’appuie sur des arguments scientifiques solides. Les données géodésiques modernes permettent une grande précision. Les satellites fournissent des mesures exactes. Il est possible de créer des cartes justes. Le débat dépasse le simple cadre technique. Il touche à l’identité et à la représentation. L’Afrique cherche à affirmer sa place réelle. Le continent veut être vu dans sa totalité. Cette action s’inscrit dans un mouvement plus vaste. Plusieurs intellectuels ont dénoncé ces distorsions cartographiques. L’écrivain ghanéen James Korang a écrit sur ce sujet. L’historien camerounais Achille Mbembe l’a aussi évoqué. La correction cartographique est un pas symbolique. Elle ne change pas les réalités économiques. Elle peut cependant influencer les mentalités. Une image valorisante a un impact psychologique. Elle renforce la confiance des populations. Elle offre une base visuelle pour le développement. Les Nations unies étudieront cette demande. L’organisation utilise la projection de Mercator depuis longtemps. Changer une norme établie demande du temps. Il faut convaincre de nombreux États membres. Le processus diplomatique sera probablement long. Le Togo montre une détermination certaine. Son ambassadeur à l’ONU, Kokou Kpayedo, mène les discussions. Il a déjà engagé des conversations informelles. Plusieurs pays non africains pourraient soutenir l’idée. Des nations d’Amérique latine partagent des préoccupations similaires. Le Brésil a parfois critiqué les projections traditionnelles. L’Inde pourrait aussi voir un intérêt dans cette réforme. Une coalition large peut se former. Le succès n’est pas garanti pour autant. Certains pays pourraient résister au changement. Les habitudes sont souvent difficiles à modifier. Les cartes actuelles sont imprimées dans des millions de livres. Les systèmes éducatifs sont adaptés à ces outils. Une transition demanderait des investissements importants. Les éditeurs de manuels scolaires devraient revoir leurs publications. Les fabricants de globes terrestres ajusteraient leurs modèles. Les logiciels de cartographie en ligne intégreraient la nouvelle norme. Google Maps utilise déjà plusieurs types de projections. La plateforme pourrait facilement proposer une alternative. L’enjeu est donc à la fois technique et culturel. La décision finale reviendra à l’Assemblée générale. Un vote pourrait être organisé prochainement. Le Togo espère une adoption rapide. Le pays mise sur le pouvoir de l’image. Une carte juste sert la cause de la vérité. Elle rend visible une réalité géographique occultée. Cette visibilité a une valeur inestimable pour l’Afrique.

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