La vérité · Le média pour les Africains par les Africains

Accueil » Burkina Faso : la peine de mort de retour dans le Code pénal

Burkina Faso : la peine de mort de retour dans le Code pénal

L’Assemblée législative du peuple du Burkina Faso a rétabli la peine de mort lors d’une révision du Code pénal. Le texte durcit également les sanctions contre la criminalité économique et les infractions routières.

L’Assemblée législative du peuple du Burkina Faso a adopté une révision du Code pénal.

Cette décision intervient huit ans après l’abolition officielle de la peine capitale.

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a défendu ce texte adopté le 20 octobre.

La peine de mort frappe désormais les auteurs d’actes terroristes et d’espionnage.

La trahison et le parricide relèvent aussi de cette sanction maximale.

L’importation de produits prohibés ayant entraîné la mort est concernée.

Nous avons constaté sur le terrain que ces terroristes recrutent en promettant aux candidats que, même s’ils venaient à être arrêtés en tant qu’auteurs ou complices d’actes de terrorisme, ils ne risquaient pas grand-chose de plus que la prison à vie.

Le gouvernement justifie ce choix par la nécessité de protéger l’ordre public.

La réforme alourdit en outre les peines liées à la criminalité économique.

Les détournements de fonds massifs entraînent la réclusion criminelle à perpétuité.

Une amende égale au triple des sommes volées s’ajoute à cette condamnation.

Le texte renforce aussi la répression contre l’insécurité routière.

De nouveaux délits sanctionnent désormais les manquements sur les routes.

Les infractions environnementales font l’objet d’amendes financières substantielles.

L’exportation illégale d’animaux comme les ânes et les chevaux est punie.

Le code intègre de nouvelles infractions numériques liées aux technologies.

L’homosexualité et les pratiques similaires reçoivent des sanctions pénales.

Le pays avait supprimé la peine capitale en 2018.

La dernière exécution connue datait de 1988 sur le territoire national.

L’exécutif avait exprimé son intention de modifier la loi dès décembre 2025.

Suivez Le Gnawo

À lire aussi